Votez ! Cette fin d’année 2018 est un temps de démocratie sociale

27 novembre 2018 0 Par Christophe

Les élections des représentants des locataires des HLM ont lieu du 15 novembre au 15 décembre 2018. Alors qu’Emmanuel Macron s’attaque au logement social plus qu’aucun président avant lui, il faut des élus actifs et qui disposent de la légitimité la plus grande possible. Pour cela, votez et votons !

En diluant l’épargne des livret A dans des actions qui n’ont rien à voir avec le logement social, Emmanuel Macron bloque les investissements nécessaires à l’extension du parc (7 ans d’attente dans certaines villes !) comme à sa rénovation.

En diminuant les APL, Emmanuel Macron force le logement social à renoncer à ses ressources propres lui permettant de financer des travaux, ou à saborder sa mission de fournir un logement à loyer modéré. Ainsi ce sont plusieurs centaines de millions d’euros qui ont été prélevés sur les plus modestes en 2018, et deux milliards supplémentaires qui risquent de l’être en 2019. Il faut refuser ce choix imposé entre peste et choléra.

À Brest, c’est au sein de BMH (Brest Métropole Habitat) que seront élus quatre représentants des habitants. Cette élection est importante pour la démocratie sociale. Nous déplorons que le site de BMH n’en fasse pas état, et que le dernier journal des locataires remonte à janvier 2017.

Les résidences étudiantes, gérées par les CROUS, sont un habitat social : les étudiants sont souvent des précaires, et peinent à articuler leurs études et moyens de subsistance. Le 27 novembre, ce sont les étudiants qui votent, et leurs élus auront la lourde tâche de défendre leurs APL pendant la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

Dans la fonction publique, les fonctionnaires et les contractuels choisissent leurs représentants le 6 décembre. Ils négocieront les conditions de travail, les rémunérations, et bien souvent seront les meilleurs défenseurs de la qualité des services publics. Car nous ne doutons pas de la volonté d’Emmanuel Macron de confier les services publics au privé : il le fait déjà pour les barrages hydroélectriques, les aéroports et les jeux de hasard. Dans bien d’autres cas, comme les hôpitaux, l’action sociale, l’enseignement supérieur, le transport ferroviaire ou la justice, pour l’instant mieux défendus, il diminue les moyens des services publics, dégradant volontairement leur qualité, pour pouvoir privatiser ultérieurement sans qu’il n’y ait une mobilisation assez forte pour l’empêcher.