Abandonner les ordinateurs de vote avant leur interdiction

21 mars 2019 2 Par Christophe

Depuis leur arrivée en 2004, les ordinateurs de vote sont contestés, au premier chef par les spécialistes de l’informatique et de l’électronique. Les électeurs constatent, élection après élection, qu’ils sont exclus de l’acte citoyen de la soirée électorale de dépouillement, et relégués devant leurs télévisions. À chaque élection de liste – régionales, municipales, européennes – ils sont privés des listes de candidats, et se retrouvent avec moins de droits politiques que leurs concitoyens.

Désormais, le ministre de l’intérieur est saisi du sujet. Il est chargé d’organiser les élections et pas de faire taire les revendications sociales, environnementales et politiques. Mathilde Panot a formalisé au sein d’une question écrite les nombreuses contestations portées à Brest et dans la soixantaine de villes que leurs maires ont traînées dans cette triste aventure.

Question écrite en attente de réponse de Christophe Castaner

Monsieur Cuillandre, ne mettez ni les agents de la ville ni les électeurs en difficulté. Sans attendre la réponse du ministre, afin d’être sûr que les élections se passent dans de bonnes conditions, remisez les ordinateurs de vote et dépoussiérez les urnes en plexiglas toujours efficaces. Dès la fin de la nécessaire campagne rappelant aux citoyens de s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 mars, lancez-en une pour les inviter à participer à la tenue des bureaux de vote et au dépouillement.