Affaire « Vivre à Brest » : la République ne se marchande pas

15 février 2022 0 Par Pierre-Yves Cadalen

La justice doit faire son œuvre dans l’affaire dite « Vivre à Brest ». Pour la transparence démocratique sur cette affaire, un procès est souhaitable. Mais, dans Le Télégramme du samedi 12 février, on peut aussi lire « l’enquête a également identifié une dizaine d’autres élus, pas nécessairement socialistes, ayant profité de tels avantages entre 2008 et 2018, pour des sommes de 300 € à 4600 € en contrepartie de leur soutien à la majorité municipale ». Avant d’engager la responsabilité pénale de ces élus, cela engage leur responsabilité politique. Les citoyens ont droit à l’information libre : qui a reçu cet argent ? Quelles décisions ont fait l’objet de pareilles manœuvres ?

Ces faits, s’ils sont avérés, sont d’une gravité extrême, et ce malgré les sommes évoquées. En République, il est interdit d’acheter un soutien.
L’accusation posée dans Le Télégramme suppose, de la part des élus concernés, des éclaircissements rapides, que nous demandons avec fermeté. Ils doivent assumer leur responsabilité politique et ne peuvent garder leur mandat s’ils ont monnayé leur soutien à la majorité municipale.

La République ne se marchande pas.