Réunion publique le 6 mars : politique industrielle

Rencontre publique à la mairie de quartier des 4 Moulins, le 6 mars 2020 à partir de 20h.

La solidarité que nous voulons pour Brest s’appuie sur le dynamisme économique et une politique ambitieuse pour faire vivre l’économie brestoise, tant sur le port que pour le commerce du centre-ville. Brest doit avoir une politique industrielle articulée au développement des énergies marines renouvelables, en termes de recherche et de production. Brest, lorsqu’elle était dynamique, l’était à partir de son port : c’est en ouvrant la Penfeld et en redynamisant l’économie maritime que nous retrouverons de l’emploi, de l’activité, et que la vie sera plus agréable à Brest.

Face aux urgences climatiques émergentes, il devient impératif de réévaluer les politiques de la ville sur le plan énergétique tout en tenant compte de la réalité du terrain social. Il paraît également indispensable de réévaluer les urgences sanitaires afin de répondre aux besoins socio-médicaux lors de l’accueil des nouveaux arrivants. La ville et la métropole doivent innover en matière fiscale afin de favoriser l’implantation des nouveaux commerces et se positionner sur le plan de l’emploi : nous créerons un poste d’adjoint dédié.

Brest a l’avantage d’être le seul port de France à disposer de foncier portuaire d’importance, vierge et exploitable pour créer de nouvelles activités génératrices d’emploi. Il faut s’en saisir. Élus, nous pèserons de tout notre poids sur les futurs appels d’offres concernant les énergies marines renouvelables pour que ceux-ci servent principalement à l’industrie locale. Elles ont un potentiel d’emploi bien supérieur aux quelques centaines d’emploi du simple assemblage des éoliennes de Saint-Brieuc. Nous exigerons de l’État qu’il y investisse enfin, en synergie avec l’expertise développé au sein de l’enseignement supérieur à Brest ; c’est sa responsabilité.

Brest doit enfin disposer d’une plateforme multimodale portuaire digne de ce nom, exploitant à sa mesure la passerelle ro-ro. Nous ferons en sorte que cela n’engendre pas un flux de camions supplémentaire sur nos routes : la gare marchande du port doit être remise en activité afin de mettre sur le rail toutes les marchandises sortant du département, créant ainsi de l’emploi aux docks et chez les cheminots.

Nous revendiquerons auprès de l’État que les navires militaires neufs soient construits a minima dans des chantiers nationaux, et en priorité́ à Brest. Ces navires ne sont pas éternels et nous ne voulons plus voir de navires poubelles accoster à Brest. Nous devons développer la filière de déconstruction navale, et soutiendrons les acteurs industriels brestois qui accompliront cette tâche à la fois valorisante et écologique. Il s’agit de récupération de métaux mais aussi de créer un pôle à la fois écologique et économique de pièces détachées marines de seconde main. Nous réduirons l’impact écologique des navires à quai en interdisant de brûler du carburant à quai, après avoir rendu possible le branchement électrique des plus gros navires en zone portuaire.