Amir en concert dans une salle brestoise
la honte et le déshonneur

3 novembre 2025

Ce jeudi 6 novembre, le controversé chanteur franco-israélien Amir Haddad compte donner un concert dans notre salle de l’Arena. Son parcours, pourtant, aurait dû rendre évident à tous les acteurs locaux qu’il ne fallait  pas l’inviter. Il a en effet participé à la colonisation illégale en Palestine au sein de l’armée israélienne et s’en vante régulièrement. Devenu chanteur en France, il a contribué financièrement et médiatiquement au soutien de la police aux frontières israéliennes, actrice majeure de l’oppression de la population palestinienne en Cisjordanie. Il avait également soutenu l’armée israélienne alors qu’elle tuait plus de 2000 Gazaouis, dont un quart d’enfants, en 2014. Il s’est depuis produit dans une colonie illégale d’Hébron, en Cisjordanie occupée. En tout cela, Amir montre sa proximité avec l’extrême-droite coloniale israélienne

Partout en France, les collectivités locales se montrent vigilantes à ce que leurs salles municipales ne servent pas à des événements de l’extrême-droite. Les maires veillent aussi à ce que les salles privées de leur commune n’aillent pas chercher de l’argent douteux avec de telles soirées. Nous déplorons que l’Arena ait accepté un tel concert du chanteur Amir.

Cécile Beaudouin et le groupe brestois de la France insoumise demandent à la SEM Brest en Vue et à la ville de Brest de procéder d’urgence à sa déprogrammation. Nous ne voulons pas que Brest transige sur ses valeurs pour améliorer le bilan comptable d’une de ses salles de spectacle. Nous ne voulons pas que Brest subisse le sort de divers festivals qui ont programmé Amir, et qui sont désormais boycottés par des artistes plus humanistes. Maintenir le concert d’Amir Haddad rentre de plus en totale contradiction avec le vœu voté en conseil municipal pour la reconnaissance de l’État palestinien. En effet, par ses propos comme par ses actes, le chanteur fait partie de celles et ceux qui cherchent à empêcher l’existence même d’un tel État. 

Nous voulons faire la fête avec les peuples du monde, et continuer à affirmer notre solidarité aux peuples opprimés.