Le sous-préfet oublie qu’il
doit faire respecter l’ordre républicain

21 novembre 2025

Les motivations qui conduisent le sous-préfet Jean-Philippe Setbon à interdire toute manifestation dans un très large périmètre à Brest samedi 22 novembre sont inadmissibles pour un démocrate.
Le sous-préfet place en équivalence totale les fascistes et les antifascistes. Le sous-préfet refuse de voir l’évidence : les violences aux personnes viennent de groupuscules d’extrême-droite à Brest.

Les Assemblées générales des antifascistes sont décrites par le sous-préfet comme un moyen de faire « perdurer un climat de tension sur la ville de Brest ».
Des assemblées citoyennes qui se réunissent publiquement pour échanger sur la montée de l’extrême droite ne sont pas une stratégie de tension, mais bien l’expression de la démocratie.

M. le sous-préfet a dû opportunément oublier que les militants insoumis agressés, les Brestoises et Brestois attablés à une terrasse ou encore des personnes profitant de la nuit brestoise ont été violentés par des individus se réclamant de l’extrême-droite. Sans un mot public ni de soutien de sa part d’ailleurs.
Au lieu de rogner les libertés publiques, je l’invite à se saisir de cette question pressante de la lutte contre les groupuscules Section West et Talion, aux méthodes particulièrement violentes.

Un préfet n’est pas un homme de l’ordre sans adjectif. Il est supposé faire respecter l’ordre républicain, et non imprimer ses préférences politiques dans une lecture absolument déformée des événements.