Pour une ville engagée pour la paix

Notre ville est marquée par la guerre. Elle est présente dès sa création avec le camp fortifié romain du IIIème siècle, qui a servi de fondation au Château, renforcé par la suite par les fortifications de Vauban. La position stratégique de la Rade en a toujours fait un lieu à défendre, des Normands, des Espagnols, des Anglais, et aujourd’hui des puissances rivales. Mais aussi avec l’Arsenal autour duquel elle s’est développée. 

La guerre est également présente dans les sous-sols de Brest, avec les remblais de la Seconde Guerre mondiale sur lesquels la ville est reconstruite. À chaque chantier, Brest redécouvre avec les bombes les conséquences des bombardements d’alors. Chargée de cette histoire, chaque jour, c’est la paix que Brest peut célébrer avec ses jumelages, ses associations interculturelles, sa population tournée vers les autres et vers la solidarité internationale. La mairie de Brest deviendra un lieu à la fois concret et symbolique de la paix et de la solidarité internationale.

Qui veut la paix, prépare la paix !

Nos mesures phare


Brest, soutien aux peuples opprimés

En soutien aux peuples en lutte, dominés ou envahis, les drapeaux de la Palestine et de l’Ukraine seront arborés sur l’Hôtel de Ville aux côtés des symboles régionaux, nationaux et européens. D’autres mâts seront installés, pour porter d’autres drapeaux, parce que nombre de pays basculent vers des régimes fascistes, violents envers leur population et envers les pays voisins. Nous afficherons ainsi de façon visible et durable notre soutien aux peuples opprimés.
Nous construirons nos jumelages avec des communes et nos coopérations internationales en accord avec ces valeurs, en lien avec les populations des collectivités partenaires et pas uniquement leurs dirigeants et leurs grands acteurs économiques. Un jumelage n’est pas juste un symbole, il peut inclure des échanges culturels, éducatifs, artistiques entre la commune et la collectivité étrangère. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition contre les criminels de guerre et leurs soutiens.

Brest et son Arsenal

Nous aiderons l’Arsenal à se préparer à la paix, en engageant des négociations avec le ministère des Armées pour un meilleur partage de la ville et de son front de mer :
– ouverture du fond de Penfeld à des activités portuaires duales, bénéficiant à la fois à l’industrie civile et d’armement
– accès à la Penfeld et à la rade depuis l’Anse Sapin et depuis le boulevard Jean Moulin, en concentrant les activités militaires sensibles sur un espace plus restreint
– intégration du bâtiment aux Lions et du terrain de la Madeleine à un ensemble culturel et de loisirs incluant les Capucins, la rue Saint-Malo et l’ancienne prison de Pontaniou
Avec les travailleurs et les entreprises, nous préparerons les nouvelles industries qui se développeront à Brest lors de la sortie concertée du nucléaire militaire.

S’engager pour la paix à Brest et au delà

Nous proposerons de créer un réseau des villes détruites par la guerre et rejoindrons l’organisation des Maires pour la Paix. Nous mènerons avec son appui un programme d’actions éducatives et culturelles au service de la non prolifération du nucléaire et de la paix.
Acteurs de la solidarité en mer, nous participerons à la protection des gens qui y circulent, contre les frontières meurtrières en Méditerranée et en Manche. Nous accueillerons comme il se doit les flottilles solidaires comme la Flottille de la Liberté si elles font escale à Brest. 
Attachés à rendre à l’espace maritime son rôle de bien commun mondial, précieux pour la vie sur Terre, nous soutiendrons le projet d’installation d’un Institut Océan de l’Université des Nations Unies à Brest, ainsi que de son antenne en Polynésie.

Nos autres mesures
pour la paix


Faire de Brest une ville engagée contre l’impérialisme

1. Adopter une charte municipale pour la paix, affirmant l’opposition de la ville aux guerres impérialistes, aux occupations coloniales et aux exportations d’armes vers des États violant le droit international.
2. Refuser toute coopération municipale directe ou indirecte avec l’industrie de l’armement, notamment dans les partenariats, événements, salons ou soutiens logistiques.
3. Assurer notre engagement à ne pas accueillir d’événements faisant la promotion du militarisme ou du nationalisme guerrier.
4. Soutenir officiellement les appels au cessez-le-feu et au respect du droit international humanitaire, notamment en Palestine, au Sahara occidental, au Soudan, au Congo et dans tous les territoires colonisés ou occupés.

Une solidarité internationale décoloniale et accueillante

1. Refonder les coopérations internationales de Brest sur des bases égalitaires, en partenariat avec des collectivités, associations et mouvements populaires du Sud global.
2. Rompre avec la logique humanitaire descendante pour soutenir des projets portés localement par les populations concernées (santé, éducation, droits des femmes, souveraineté alimentaire).
3. Créer un fonds municipal de solidarité internationale décoloniale, géré de manière participative avec les diasporas brestoises et les associations concernées.
4. Mettre fin à toute collaboration municipale avec les politiques de tri, de contrôle et de répression des personnes migrantes.
5. Soutenir et protéger les collectifs citoyens et associatifs d’aide aux exilés, souvent criminalisés par l’État.

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