Pour une alimentation de qualité pour tous
Nous devons lutter contre la précarité alimentaire et la hausse des prix des denrées. Trop de Brestoises et de Brestois – étudiants, familles, enfants – se privent d’un repas par jour pour des raisons financières. Les associations de solidarité qui proposent une aide alimentaire n’ont jamais eu autant de bénéficiaires, et ce n’est pas une bonne nouvelle.
Dans les années 1990, il y avait encore 30 paysans à Brest, sur le territoire communal, du côté de Saint-Pierre et de Lambézellec. Aujourd’hui, il en reste 2. Nous allons lutter contre cette dynamique nationale en installant des maraîchers municipaux en ville et en bordure de ville. Il est nécessaire de planifier : acquisition et préparation du foncier, embauche de maraîchers, aides à l’installation…
Nous allons travailler à libérer notre alimentation des produits importés et favoriser l’emploi local, en faisant de Brest une ville hors Mercosur !

Nos mesures phare
Créer un service municipal de maraîchage
Nous allons embaucher des maraîchers municipaux et sanctuariser entre 3 et 5 hectares de terres communales pour les consacrer au maraîchage. Afin de ne pas concurrencer nos paysans locaux, la ferme municipale aura un seul client : la ville. Ainsi, elle fournira en légumes, fruits et herbes aromatiques les cantines scolaires, les EHPAD publics, la restauration collective.
Nous commencerons par embaucher deux maraîchers, dont la première tâche sera de faire le diagnostic des terres possédées par la ville de Brest et de transformer des terres non agricoles – friches industrielles, anciens parkings – en terres nourricières. Ensuite, la production à destination des cantines scolaires commencera !
Ce nouvel approvisionnement local n’aura pas de conséquence sur le prix de la cantine, puisqu’elle sera gratuite dans toutes les écoles publiques. C’est la collectivité qui investira dans l’alimentation des enfants, garante de leur bonne santé et du succès de leur apprentissage.
Expérimenter la sécurité sociale de l’alimentation
Plusieurs collectifs et associations ont déjà expérimenté le concept de caisse commune d’alimentation sur le territoire brestois. Nous allons nous inspirer de leurs actions et de leurs résultats pour expérimenter la sécurité sociale de l’alimentation. Ce projet s’inscrit dans la continuité des idées de solidarités qui ont émergé après la Seconde Guerre mondiale. Le but était que toutes et tous puissent avoir accès à de l’alimentation de qualité, peu importe leur revenus.
Cette expérimentation sera pilotée par un comité au sein duquel siègeront des habitants et habitantes, des associations et coopératives, ainsi que des représentants de la collectivité et des distributeurs. Le comité aura pour mission de décider des grilles de cotisations, des modalités de versement de paiement mais aussi de sélectionner les commerces partenaires. Les montants des cotisations avoisineraient 100 à 150€ mensuel par personne, qui pourraient être dépensés dans les commerces partenaires, sur des produits bio et locaux.
Créer une entreprise d’insertion autour de la conserverie et de la consigne verre
Nous adosserons notre création de terres maraîchères à une entreprise d’insertion autour de la conserverie et de la transformation de certaines productions légumières. En effet, à la bonne saison, la production des tomates, par exemple, dépasse ce que l’on peut absorber. Mais en hiver, on est contents de trouver des conserves de sauces ensoleillées !
Ainsi, nous travaillerons à implanter cette entreprise d’insertion et d’inscrire dans son cahier des charges la transformation et la conservation du surplus municipal. Cela peut également être lié à l’expérimentation du retour de la consigne à Brest, avec un service de livraison et de récupération des produits en bocaux en verre et un service de laverie.
Faire de Brest une ville hors Mercosur
Nous ferons de Brest une ville hors Mercosur : rien dans les cantines, dans la nourriture des EHPAD, dans toute la restauration municipale ne devra provenir des pays concernés par cet accord si néfaste pour nos agriculteurs. Nous mènerons ainsi un diagnostic complet et public de la provenance de tout ce qui est servi en restauration municipale afin d’axer le travail de nos producteurs locaux.
Nous mènerons un travail commun avec les autres structures de restauration collective (comme les cantines des collèges et des lycées, qui dépendent du Département et de la Région) pour trouver d’autres pistes d’approvisionnement que des produits issus des pays du Mercosur.
Symboliquement, nous afficherons à l’entrée de la commune : Ici c’est Brest, ville hors Mercosur !
Nos autres mesures
pour mieux nourrir Brest
Pour la solidarité alimentaire
1. Soutenir les épiceries solidaires et favoriser leur déploiement dans la ville.
2. Soutenir les associations de solidarité qui luttent contre la précarité alimentaire en leur fournissant notamment des locaux, de la visibilité, des temps de mise en réseau.
3. Permettre aux médecins généralistes et aux gynécologues de prescrire des “ordonnances vertes” pour garantir une alimentaire biologique aux femmes enceintes et allaitantes qui n’auraient pas accès à des produits de bonne qualité.
4. Installer des réfrigérateurs libre services ou proposer à la vente à faible coût les repas restants de la restauration scolaire.
Dans la ville
1. Protéger le foncier agricole brestois et métropolitain des projets d’urbanisation et prévoir une reclassification agricole de certains terrains actuellement constructibles.
2. Soutenir les structures existantes, comme la ferme de Traon Bihan ou le Jardin de Prélude, en étant à l’écoute de leurs besoins et en les rendant actrices des transformations à venir.
3. Ne pas autoriser l’implantation de nouveaux fast-foods géants sur le territoire communal.
4. Replanter des arbres fruitiers en milieu urbain en mélangeant les espèces régionales et les espèces adaptées à l’évolution prévisible du climat sur 30 ans.
Dans nos cantines
1. Prioriser l’agriculture biologique et locale dans la commande publique, outil de transition vers l’agriculture écologique.
2. Faire confiance aux équipes de cuisine pour investir leur métier et améliorer leur savoir-faire dans une alimentation moins carnée, moins transformée et issue de l’agriculture biologique.
3. Faire du repas à la cantine un moment d’éducation à l’alimentation, à la saisonnalité des fruits et légumes et de lutte contre le gaspillage alimentaire.
4. Passer progressivement de 1 à 3 repas 100% végétariens par semaine à la cantine, avec une option végétarienne variée chaque jour.
5. Réorganiser la chaîne de restauration collective en vue de diminuer de 75 % le gaspillage alimentaire et faire disparaître le plastique, en adaptant quand cela est nécessaire l’équipement et le poste de travail des employé·es des entreprises de restauration.
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