Pour un numérique au service des humains et de l’intérêt général
Le numérique possède de nombreuses facettes, positives comme négatives. Nous en sommes conscients et nous ferons la promotion du numérique comme outil de liberté et de partage, tout en résistant à ses illusions et en préservant les Brestoises et les Brestois de ses dangers et ses dérives.
Le numérique, pour celles et ceux qui arrivent à s’en servir, est un formidable outil d’émancipation :
– un accès facilité aux services publics pour pouvoir faire ses démarches en ligne,
– un accès à la culture, à l’information ainsi qu’à sa famille et ses amis,
– la liberté d’expression,
– la créativité artistique et scientifique : photo, radio, podcast, vidéo, impression 3D et fabrication numérique,
– la participation aux biens communs en écrivant sur Wikipédia, Wiki-Brest ou encore la carte du monde Open Street Map,
– la participation aux logiciels libres : mieux et plus les utiliser, améliorer et enrichir leur code source, les traduire en français et breton, participer à les tester…
Mais il ne faut pas oublier que pour plus de 20% de la population, le numérique, c’est l’exclusion, car les inégalités numériques sont bien souvent le reflet des inégalités sociales, aggravées par la fracture numérique. Enfin, le numérique a permis à des entreprises capitalistes de devenir des géants économiques avides de profits au détriment des personnes :
– captation des données personnelles pour mieux vendre de la publicité et manipuler les opinions,
– contenus inadaptés ou indésirables pour les jeunes et les adultes,
– réseaux sociaux qui font la promotion des idées racistes, sexistes, masculinistes ou d’extrême droite (par exemple X ou Facebook),
– IA générative imposée partout au détriment de la qualité de la relation humaine,
consommation de ressources naturelles dévastatrice et conditions de travail inhumaines,
Forte de ce constat, la ville doit agir pour tous ses habitantes et habitants. Nous protégerons l’enfance et la jeunesse par des programmes éducatifs pour les écoles, les accueils de loisirs et l’accompagnement des parents. Nous maintiendrons les guichets des services publics ouverts avec des agents pour recevoir et accompagner les personnes dans leurs démarches administratives. Nous mènerons une politique numérique centrée sur les usages, au service de la population et qui lutte contre les effets négatifs sur les personnes et sur l’environnement.

Nos mesures phare
Un numérique émancipateur pour toutes et tous
Nous accompagnerons les propositions éducatives d’usages émancipateurs (internet et numérique créatif, enrichissement des communs, fabrication numérique, vidéo, photo, etc.). Pour les enfants, nous proposons des actions sur les temps solaires et de loisirs :
– Prévention des risques : protection de la vie privée, esprit critique face au fake news, déjouer les algorithmes des réseaux sociaux numériques, cyberharcèlement,
– Internet émancipateur : travaux collaboratifs, liberté d’expression, éducation aux médias, fabrication numérique,
Nous animerons la communauté des associations du numérique : mise en relation, mise à disposition de matériel, élaboration conjointe de stratégie territoriale numérique (inclusion numérique, logiciel libre, communs de la connaissance, wiki de territoire, photothèque libre, etc.).
Nous proposerons des formations aux usages du numérique et des logiciels libres à destination des associations (maison des associations et autres).
Protéger la vie privée des Brestois
Nous sommes opposés à la vidéosurveillance. Nous mettrons en place un moratoire sur les dispositifs actuellement en place et une évaluation de leur utilité. Nous sommes très opposés à la reconnaissance faciale. Nous agirons auprès de la préfecture pour qu’elle retire ses caméras (place Guérin notamment), et nous cesserons de lui fournir des agents pour exploiter les captations vidéo.
Pour ne pas inciter les Brestois à créer ou à conserver des comptes auprès des GAFAM, nous ferons la promotion d’outils comme Mastodon et d’autres services du Fédiverse, et nous accompagnerons les habitants vers ces outils.
Promouvoir un numérique respectueux de la planète et des gens
Nous organiserons des ateliers de formation à l’utilisation des services publics numériques, et nous pérenniserons et multiplierons les PAPI (points d’accès publics à internet) sur l’ensemble de la ville. Nous accompagnerons les habitants pour prolonger la vie de leur matériel informatique, et soutiendrons les structures du réemploi informatique.
Nous élaborerons une charte d’encadrement de l’utilisation des IA (IA génératives et autres IA) à la fois en interne aux services des deux collectivités et avec les associations du territoire. Nous privilégierons le recours aux humains, graphistes et artistes, pour la communication municipale.
Contribuer à un numérique libre
Les logiciels libres sont particuliers : on peut les modifier et les adapter à nos usages, on peut vérifier ce qu’ils font, ils peuvent être gratuits et n’importe qui peut les partager. Ils permettent l’indépendance des grandes entreprises du logiciel commercial (comme Google ou Microsoft), de la solidarité entre informaticiens et des économies financières.
Nous porterons le logiciel libre comme moyen : déploiement de solutions libres internes à la mairie et à la métropole et hébergement d’un CHATON (pad, tableur, cartographie, visioconférence, …).
Nous développerons le logiciel libre comme objectif : le promouvoir auprès de la population et des partenaires des collectivités, aider les acteurs du territoire à la transition vers le libre (techniquement et financièrement), organiser des événements publics de promotion.
Nous participerons au développement de logiciels libres, suivant les besoins de la ville et de la métropole.
Nos autres mesures
pour mieux naviguer
Développer un numérique responsable
1. Accompagner les propositions d’éducation aux médias et à l’Information (esprit critique, culture médiatique, liberté d’expression, accès à l’information de qualité,…).
2. Promouvoir les alternatives aux géants du numérique dans les différents services (culture, animation, santé, transport, …) et vis-à-vis des habitants de la ville et de la métropole.
3. Animer et stimuler l’émergence de projets de communs numériques.
4. Constituer et mettre à disposition une logithèque libre (jeux vidéos, bureautique, graphisme, etc…) sur le site web de la médiathèque et dans les médiathèques elles-mêmes.
5. Animer la réflexion autour de la question d’une licence à réciprocité.
Cultiver la souveraineté numérique du territoire
1. Promouvoir et développer les usages des logiciels libres. Organiser des séances d’installation et de prise en main de systèmes d’exploitation libres.
2. Mettre en œuvre une politique d’animation de la communauté des médiateurs et médiatrices numériques de la ville de Brest et des associations : relance du centre de ressource numérique, réunir régulièrement les parties prenantes pour des projets collaboratifs, etc.
3. Maintenir et développer l’appel à projet « Médiation et usages du numérique » dans les mêmes conditions (accompagnement de tous les projets, non-compétition, mise en coopération), pour favoriser l’émergence de nouveaux projets et permettre l’expérimentation.
4. Mettre en place une médiathèque libre (dans le cadre des prestations audiovisuelles de la Mairie, priorité aux les photos et vidéo sous licence libre ou permettant le réemploi non commercial).
5. Accompagner et valoriser les démarches de communs numériques de Brest : groupe Open Street Map Brest, Groupe Wikipédia Brest, Géodiversité, etc.
6. Privilégier les circuits courts pour nos besoins en développement (introduire des mécanismes de préférence locale dans les marchés publics).
Protéger la vie privée
1. Optimiser les formulaires pour réduire les données demandées au strict nécessaire au fonctionnement des services, tout comme leur durée de conservation.
2. Promouvoir les alternatives aux géants du numérique dans les différents services (culture, animation, santé, transport…) et vis-à-vis des habitant·es de la ville et de la métropole.
Vers la sobriété numérique
1. Promouvoir Linux comme alternative, en particulier à la fin de Windows 10, et en général pour augmenter la durée de vie des équipements numériques.
2. Envisager la relocalisation des datacenters des collectivités (Brest et métropole) sur le territoire, alimentés en énergie renouvelable.
3. Faire figurer dans tout projet numérique un volet « réduction des effets négatifs sociaux et environnementaux ».
Politique d’accès à internet
1. Poursuivre et développer la politique de l’accès à internet en habitat social à bas prix (1€).
2. Poursuivre la mise à disposition du wifi gratuit dans les équipements municipaux.
3. Accompagner la mise en place de réseaux wifi ouverts dans les structures socio-éducatives et les associations.
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