La gratuité des transports, c’est possible ! 

5 mars 2026

François Cuillandre, comme à son habitude, s’oppose par principe à la gratuité des transports en commun. Cette fois, c’est dans un communiqué publié le 4 mars. L’espace public est pourtant un service public dont l’accès est gratuit, même quand il est éclairé. M. Cuillandre n’est pas aussi dogmatique en ce qui concerne les médiathèques dont il propose de rendre l’abonnement gratuit : c’est une bonne idée. Cet abonnement ne couvre qu’une part infime du coût de service, et en limite l’accès : c’est typiquement dans cette situation qu’il faut passer à la gratuité.

C’est la même chose pour la gratuité de la cantine scolaire et des transports en commun. Elle fait renoncer à 2,5M€ pour la cantine et 12,5M€ pour les transports en commun (les 14M€ annoncés dans le communiqué socialiste sont un budget assez éloigné des 12,5M€ des comptes du délégataire en 2024). Rendre les transports en commun gratuits est possible et souhaitable. Dans un cas comme dans l’autre, ces recettes sont une part très minoritaire du financement du service : entre 15% et 22%. L’histoire réduit cette part petit à petit. Supprimer les coûts liés au caractère payant du service, alléger les usagers comme les administrations de ces procédures lourdes, assumer de rembourser les dettes dans les temps plutôt qu’en avance, mettre fin aux délégations de service public au privé, et consacrer quelques millions du budget général pour rendre universels des services publics : voici une dynamique utile qui sert l’intérêt général.

Améliorer les services rendus aux Brestoises et aux Brestois passe par une combinaison d’investissement et de fonctionnement. Le sous-investissement a été chronique cette dernière décennie ; les bâtiments publics manquent et se dégradent. Plutôt que d’accumuler des réserves, il faut avoir le courage de mettre en place des biens communs et de les faire vivre.

Installer un musée des cultures populaires et réhabiliter celui des beaux-arts, créer des nouvelles mairies de quartier (une pour 14000 habitants : plus que Plouzané, moins que Guipavas), nouvelles associations de quartier, nouvelle piscine, stade rénové : Brest se doit d’utiliser ses moyens pour le bien des habitants, pour bien préparer l’avenir de la ville.