Soutien à Malick Niang face aux intimidations de la députée Mélanie Thomin

19 mai 2026

Dans un communiqué révoltant, la députée PS Mélanie Thomin appelle à la démission de Malick Niang, conseiller municipal LFI à Brest. Celui-ci a pris la parole à l’occasion d’une manifestation syndicale et associative défendant l’attribution de moyens supplémentaires à l’enseignement supérieur et la recherche, et refusant la militarisation de la société, pendant une conférence organisée par la députée Thomin.

Le groupe des conseillères et conseillers municipaux de Brest insoumise et le député Pierre-Yves Cadalen apportent leur soutien total à Malick Niang. Il était exactement à sa place : un élu municipal un pied dans les institutions, et un pied dans les luttes, simplement en soutien aux personnes mobilisées en toute autonomie ce lundi soir à l’université. M. Niang a en effet filmé les échanges, et la vidéo dément les accusations portées à son encontre.

Promouvoir une économie et une politique de paix suppose d’investir dans l’avenir, au lieu de valider des budgets qui s’en prennent directement à nos services publics. Cette position du groupe PS a été rappelée par Malick Niang à cette occasion : en refusant la censure, Mme Thomin et le groupe socialiste ont validé le budget 2026, dans lequel les dépenses militaires dépassent celles de l’Éducation nationale.

Il n’est jamais agréable d’être placé face à ses incohérences, mais cela n’autorise pas tout, et certainement pas de demander à un élu de démissionner sur des bases fallacieuses. On ne peut réclamer un débat et crier à l’intimidation quand on rencontre une opposition construite. Nous sommes toujours pour que les débats se tiennent, mais nous n’accepterons pas ce genre de pression. 

Nous déplorons de plus les propos de Mme Thomin qui, dans son communiqué, s’en prend au métier et aux diplômes de M. Niang, mêlant de façon inacceptable ce qui relève de la vie privée avec le débat politique. 

La Défense est un sujet sérieux, et il n’est pas possible de produire une cohésion nationale sans objectifs politiques clairs et sans investissement dans des dépenses sociales susceptibles de l’encourager. Nous ne reprenons en cela que la position défendue en son temps par le socialiste Jean Jaurès dans L’Armée nouvelle.