La République sociale pour la défense nationale

20 mai 2026 – Pierre-Yves Cadalen

Comme souvent dans la caricature, surtout lorsque cela concerne le groupe insoumis, Didier Le Gac a critiqué mon vote contre la loi de programmation militaire. Il a oublié de mentionner que nous partageons cette opposition avec les groupes écologiste, communiste et ultramarins.

Ce vote commun à ceux qui ont censuré le gouvernement refuse une logique où les dépenses sociales sont mises en concurrence, et diminuées au profit de la hausse apparemment incontestable, et manifestement irréfléchie, des dépenses militaires.

Didier Le Gac oublie dans son texte que l’hôpital est le premier employeur du bassin d’emploi brestois, et subit les politiques de coupes budgétaires drastiques qu’il approuve en la matière. Ce qui est aussi le cas de l’université, victime des politiques menées ces dernières années et qu’il a approuvées avec enthousiasme. Ce serait tomber dans l’excès dont il fait preuve de sous-entendre qu’il ne penserait pas au personnel soignant et universitaire, et je m’y refuse.

Comme il le sait, je pense évidemment à l’ensemble des personnes qui œuvrent pour la défense à Brest. Didier Le Gac connaît mon combat pour les ouvriers qui ont été injustement exposés aux radiations dans le cadre du service qu’ils rendaient pour la nation. Mes demandes de reconnaissance sont restées lettre morte auprès de l’Élysée comme du ministère de la défense. S’il s’en préoccupe véritablement, je l’invite à l’action.

Il faut se hisser à la hauteur de la situation, et retenir la leçon de Jean Jaurès qu’on lisait peut-être encore lorsque Didier Le Gac était au Parti socialiste. Jaurès explique très clairement dans son ouvrage L’armée nouvelle que ce n’est pas en affaiblissant la République sociale que l’on protège la France, mais en la renforçant : à ces conditions, il sera possible de répondre sérieusement aux menaces de notre temps.