de l’importance de la liberté de diffuser des tracts sur l’espace public
10 août 2026
Distribuer des tracts, c’est user de son droit fondamental à la liberté d’expression dans le cadre de la participation à la vie de la cité, c’est aussi là que commence l’implication politique, si précieuse et pourtant si rare hors des temps d’élection. Tracter sur les sujets qui sont importants, partager et recevoir des informations : là est la vigueur que donnent les militants et militantes aux luttes, au-delà de ce que la presse peut faire.
Nul ne peut être libre tant que la Palestine n’est pas libre : la vie et la survie de millions de personnes innocentes en dépendent et cela jusqu’à ce que cesse les massacres et la colonisation. Il faut le répéter, avec force, au-delà de ce les médias peuvent dire.
Nous entrons en période d’élection présidentielle, les soutiens des divers candidats seront nombreux dans les rues. Il est dangereux pour la démocratie que la sous-préfecture se mette à proscrire le tractage dans certaines zones de l’espace public, que ce soit sur les Rampes les deux derniers jeudis, comme aux abords de divers spectacles ou lieux commerciaux dans les mois qui viennent.
Ainsi, si jamais Patrick Bruel choisissait de maintenir son concert le 11 novembre, nous espérons bien tracter aux abords de l’Arena en compagnie du maire, pour que celles et ceux qui iront au concert, malgré les accusations d’agressions sexuelles et de viols par de nombreuses femmes, ne manquent pas d’information sur les plaintes déposées contre le chanteur.
Nous, militantes et militants de Brest insoumise, avons été surpris par les dernières interdictions, et sommes très inquiets à l’idée que cela se renouvelle. Nous appelons la sous-préfecture à respecter la vie démocratique de notre ville.
