Le génocide à Gaza appelle la solidarité,
pas le renoncement
18 septembre 2025
La décision, par la municipalité brestoise, de ne pas hisser le drapeau palestinien sur la place de
la Liberté, relève d’une absence de courage politique et de compréhension de la situation terrible à Gaza. Elle contrevient à la solidarité minimale que l’on attend nécessairement de responsables dont l’attachement à la solidarité internationale devrait être l’évidence même.
Il est regrettable que le maire François Cuillandre ait décidé de ne pas suivre la sage recommandation du premier secrétaire de son parti, Olivier Faure. À Brest, toutes les manifestations de soutien aux droits du peuple palestinien se sont bien déroulées, montrant un soutien massif, lequel existe très largement dans le pays. La justification selon laquelle Gaza n’est pas un « sujet consensuel », au contraire de la guerre que la Russie mène en Ukraine, est d’autant plus aberrante qu’une commission indépendante des Nations unies a établi cette semaine qu’Israël est en train de commettre un génocide à Gaza. Les bombardements indistincts, la famine organisée, l’assassinat massif de journalistes et de personnels de l’ONU, la destruction de ce qui fait la mémoire du peuple palestinien, la mutilation d’enfants : tout cela est établi.
Prenons l’exemple de nos amis irlandais, qui depuis plus d’un an, font flotter les drapeaux palestiniens, du Parlement aux mairies.
Soyons à la hauteur du moment, plutôt que d’en fuir les évidentes responsabilités.
