Défendons l’université
et la formation professionnelle publique
16 décembre 2025
Le député Pierre-Yves Cadalen apporte son soutien aux étudiants et aux formateurs inquiets pour l’avenir de leurs études et de leurs emplois suite à la mise en redressement judiciaire du Global Open Campus ce 9 décembre.
Mais cette mise en redressement doit également attirer l’attention sur la situation déplorable de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
Le modèle économique d’entités telles que le Global Open Campus s’appuie sur les baisses constantes de financements pour l’Université publique. Ces écoles de commerce sont avant tout des centres de profits, et elles fleurissent parce que de trop nombreux étudiants se retrouvent sans possibilité de formation ailleurs : c’est la création d’un modèle d’éducation à deux vitesses.
Dans ces écoles, l’entrée est payante, le concours à l’issue est parfois payant, et certaines font signer aux familles un contrat les engageant à rembourser l’intégralité des frais de scolarité en cas de décès de l’étudiant. Ces méthodes odieuses doivent être remises en question. Des étudiants et leurs familles s’endettent, certains se retrouvent dans des formations qui n’ont rien à voir avec ce qui était prévu, d’autres sortent avec un diplôme qui ne vaut pas grand-chose, ou ne sont pas préparés correctement aux examens nationaux qu’ils devaient passer. C’est aux formations professionnelles publiques et à l’université que doivent être consacrées les ressources communes, pas à des miroirs aux alouettes porteurs d’une déception lourde pour nos jeunes et leurs familles.
Pierre-Yves Cadalen avait d’ailleurs alerté la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la nécessité de mieux contrôler ces établissements, via une question écrite posée le 8 juillet 2025 et qui n’a toujours pas reçu de réponse.
