huit MAI, JOUR DE VICTOIRE CONTRE LES NAZIS

08 mai 2026 – Pierre-Yves Cadalen

J’ai participé avec émotion et joie aux commémorations de la victoire contre les nazis. Hommage aux cheminots, aux démineurs et à l’ensemble des morts pour la France. Alors que l’extrême-droite menace partout, il est important de se rappeler les méfaits atroces du régime génocidaire nazi.
Juifs, tsiganes, homosexuels, communistes, résistants ont été massacrés par ces nazis, en raison de leur différence. Cette logique raciste et excluante doit être combattue avec force actuellement, toujours aujourd’hui.

C’était également le sens de notre rassemblement, à l’initiative de Brest insoumise et du PCF brestois. Notre conseiller municipal Malick Niang y a rappelé l’importance de se souvenir de l’autre face du 8 mai 1945 : les ignobles massacres de Sétif en Algérie, où périrent plus de 30 000 Algériens sous les armes du colon français.

À chaque moment il s’agit de rappeler l’importance de se battre contre le poison raciste qui divise et peut entraîner vers les pires atrocités. C’est le sens que nous donnons collectivement au 8 mai, occasion également de rappeler le courage de celles et ceux qui sont morts pour notre libération. En France par la résistance, et en grand nombre les soldats de l’URSS, du Canada, du Royaume-Uni, de Chine et de l’ensemble des pays du Commonwealth. Rappelons aussi le courage des combattants nord-africains de la 2ème Division blindée, exclus de la photographie de la libération de Paris sur demande des États-Unis d’Amérique, là aussi par racisme.

Pour cet hommage à caractère international, j’exprime mon plus profond regret que le maire rompe avec l’usage à Brest, qui voulait que figurent auprès du monument au mort les drapeaux des forces alliées : nous n’avons pas gagné cette guerre seule, loin s’en faut. Rompre avec cet usage est une faute historique et politique majeure, de la même façon qu’il était tout à fait étrange de ne pas entendre résonner sur la place, cette année, le chant des partisans.