La République sociale pour sortir de l’impasse

18 octobre 2026 – Pierre-Yves Cadalen

J’apprends qu’une conférence de presse, à laquelle je n’ai pas été invité, s’est tenue entre responsables de la droite locale, à l’initiative du préfet. L’imputation des violences commises en manifestation à la France insoumise, qu’elle soit claire ou sous-entendue, relève du complotisme, et de l’incompréhension totale de ce qui traverse la société française dans sa profondeur. Mes pensées vont aux blessés parmi les manifestants et les policiers, ainsi qu’aux commerçants atteints et aux personnes choquées par la répression qu’elles ont subi

Des dizaines de milliers de manifestants ont dit à Brest leur refus que la société continue à être à ce point maltraitée par ceux qui nous gouvernent depuis dix ans. Il y avait là des citoyens, des militants de toute la gauche sociale, associative, syndicale et politique brestoise. À la question politique qui est posée, il faut apporter une réponse politique. Aucune violence n’est souhaitable. Je l’ai toujours dit, écrit, sur tous les tons. Ceux qui nous attaquent à mots couverts font preuve d’irresponsabilité et d’hypocrisie. Ils pensent s’en sortir par cette pirouette assez pathétique.

Je leur demande de condamner la brutalité du gouvernement qui refuse toute réponse politique aux revendications sociales, et joue le pourrissement. Je leur demande également de condamner la doctrine irresponsable du maintien de l’ordre, qui fait que des dizaines de milliers de manifestants pacifiques sont attaqués au gaz lacrymogène. Je leur demande de parler des manifestants blessés hier, et de leur apporter soutien et compassion.

Bref, je leur demande de faire preuve d’une humanité qui chez eux s’arrête où commence la défense de l’ordre social injuste et violent qui suscite une telle colère. Cette colère doit être entendue et trouver des prolongements politiques. C’est la condition pour que la République tienne, comme toujours par le renforcement de la République sociale.