Le Télégramme mérite mieux que les tribunes de Bernard Poignant

5 août 2026

Monsieur Poignant, se déclarant défenseur de la liberté d’expression, accuse dans le Télégramme La France Insoumise de Brest, et l’ensemble de son mouvement national, de censurer la parole d’autrui. L’ancien élu reprend ainsi à son compte les mensonges avérés au sujet du débat organisé par la députée socialiste Mélanie Thomin en mai dernier, malgré les vidéos et les témoignages qui ont déjà prouvé que l’élu insoumis qui y était présent ne l’a en rien empêché. M. Poignant ne s’honore pas en mettant sur le même plan, par la même occasion, des actions violentes de militants d’extrême-droite et des actions pacifiques de militants syndicalistes et associatifs. Il n’avait d’ailleurs pas jugé utile de témoigner son soutien aux personnes agressées physiquement ces derniers mois à Brest, qu’elles soient ou non engagées politiquement. Où l’on devine ainsi vers qui se dirigent ses sympathies.

Quant au fond, Monsieur Poignant a visiblement oublié que le principe même de censure de la parole ne peut être que produite par le pouvoir en place, que celui-ci soit financier ou institutionnel. Tous les exemples cités par cet ancien élu sont, au contraire, des prises de parole publiques de ceux qui ne jouissent pas du luxe d’avoir une tribune de 2 colonnes dans un grand titre de la presse régionale.