RSA – L’inhumanité de la politique
départementale au grand jour
2 décembre 2025
Devant un parterre de chefs d’entreprise, le Président du département a vanté les mérites de sa politique hostile aux bénéficiaires du revenu de solidarité active. Il aurait reçu un accueil bien différent s’il s’était adressé aux principaux concernés. Un sentiment largement partagé d’humanité conduit à écouter les bénéficiaires du RSA et les travailleurs sociaux plutôt que d’en vanter la répression auprès d’un aéropage de patrons.
J’avais demandé en avril dernier qu’un bilan clair soit établi, notamment sur le retour à des emplois stables et durables : ce n’est toujours pas le cas. Si un tiers des demandeurs a obtenu un contrat de plus de six mois, qu’en est-il des autres qui ont subi la violence sociale de cette politique, des contrôles, des pressions et des radiations abusives ?
J’avais également interrogé publiquement le président du conseil départemental sur l’alerte que constituait le rapport du Secours catholique. Celui-ci montrait en effet que le taux de non-recours au RSA augmentait de 10% partout où cette politique était menée. Rappelons le véritable scandale du RSA : un tiers des personnes y ayant droit ne le demande pas.
Les bénéficiaires de la solidarité nationale exercent leurs droits, et il est irresponsable de faire peser sur des personnes bien souvent en situation de grande fragilité le poids du soupçon. Ce poids s’ajoute à l’angoisse de situations sociales, psychologiques et humaines bien difficiles. La solidarité doit être défendue avec énergie, plutôt que combattue comme c’est le cas par la politique macroniste et départementale.
Pierre-Yves Cadalen
