Notre plan
Culture
La culture, c’est la joie, l’esprit critique, la surprise. C’est se questionner sur l’autre, le monde, le proche, le lointain ou sur soi. La culture, c’est une contribution à l’éducation, c’est aussi l’émancipation, recevoir et donner, être acteur et spectateur.
La culture, c’est le lien entre les savoirs, les émotions, les personnes. Avec la culture, nous faisons société, nous inventons le futur.
Brest insoumise propose une politique culturelle qui s’appuie sur la reconnaissance de la diversité culturelle tant dans les différentes pratiques (arts plastiques, sciences, musique, théâtre, danse, photo, design, littérature, information, etc.), que dans les acteurs (travailleuses et travailleurs de la culture, associations, pratiques amateurs, participation des habitantes et habitants) ou encore dans les équipements municipaux (réseaux des médiathèques, musées des beaux-arts, maison du théâtre, Centre d’Art Contemporain Passerelle, Mac Orlan, La Carène…) et le patrimoine.
Notre politique culturelle s’inscrira également dans les enjeux actuels par une adaptation à la nécessaire bifurcation écologique.
1. Une culture par et pour toutes et tous !
C’est avec les habitantes et habitants de Brest que nous ferons vivre les droits culturels. Ces droits découlent de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Ils visent à faire reconnaître le droit de chaque personne à participer à la vie culturelle, de vivre et d’exprimer sa culture et ses références, dans le respect des autres droits humains fondamentaux. La mise en œuvre des droits culturels est confiée par la loi aux collectivités locales.
2. La commune comme territoire d’expérimentation du progrès social : la continuité de revenu pour les artistes-auteur
Les communes sont un bon échelon d’expérimentation (logement social, école gratuite pour toutes et tous, RMI – Revenu Minimum d’Insertion… toutes ces idées ont été expérimentées à l’échelle communale !). Les artistes-auteur vivent dans une grande précarité. C’est pourquoi nous expérimenterons la continuité de revenu des artistes-auteur, une sorte d’assurance chômage, en nous inspirant de la proposition de loi refusée au Sénat et des projets développés par le Snap-CGT et d’autres organisations.
3. Investir pour les lieux au service des cultures vivantes à travers la ville
La précédente municipalité a littéralement laissé moisir le musée des beaux-arts, nous le rénoverons. La ville est en sous-investissement, ce qui provoque une dégradation de l’existant et ne permet pas de déployer une politique culturelle ambitieuse.
Nous ouvrirons des lieux de pratique (exposition, arts vivants, pratiques amateurs et professionnelles) et des résidences d’artistes dans tous les quartiers de Brest. Pour cela, nous travaillerons la mise à disposition de friches urbaines (bâtiments vides, comme le Théâtre de l’Instant à Kérinou, ou en attente de rénovation), la valorisation du patrimoine immobilier de la ville et l’ouverture de nouveaux lieux.
Plus grande place publique couverte d’Europe, les ateliers des Capucins offrent un formidable lieu pour les événements associatifs : Nous remunicipaliserons les Capucins. Nous ouvrirons à nouveau le dossier de la salle de l’Avenir en concertation avec les habitantes et les habitants du quartier.
Enfin, ce mandat sera celui de la conception et la réalisation d’un nouveau projet ambitieux : Le POP, musée vibrant des cultures populaires ! Un musée qui s’appuie sur Brest, son histoire, sa population, son patrimoine, pour questionner les enjeux universels de ce temps. Un musée qui réunit les acteurs de la culture : habitantes et habitants de la ville, associations, professionnels, universitaires pour questionner le monde tel qu’il est et inventer ensemble le monde de demain. partir de Brest, ville de prolétaires et de bourgeois, de militaires et de fonctionnaires, de bord de mer et d’urbains, ville de plus en plus métissée pour questionner, anthropologiquement, le monde tel qu’il est à partir de traces dont le travail sur le sens renvoie à ce qui fait que nos sociétés, universellement, sont hétérogènes, labiles et, le plus souvent, éloignées des seules assignations identitaires auxquelles elles sont ravalées…
Ce musée contiendra des ateliers et des lieux d’exposition. Son fonctionnement sera véritablement démocratique. Nous souhaitons l’implanter Square Sangnier, à la place des bâtiments administratifs qui sont en train de déménager.
Grand projet de la mandature de Cécile Beaudouin, ce projet s’évalue à 70 millions d’euros, et le financement pourra se faire à travers de subvention et appel à projet de l’État, de l’Union européenne et autres institutions culturelles internationales.
4. Éducation et formation
Nous augmenterons les crédits alloués à l’École Européenne Supérieur d’art de Bretagne et rénoverons l’ancienne bibliothèque Neptune qui accueille des étudiants des Beaux-arts.
Nous poursuivrons les aides aux projets d’écoles et accompagnerons les projets culturels des structures de quartier.
Le centre culturel des langues : les langues parlées à Brest se comptent par dizaines. Parce que nous voulons faire vivre le dialogue des cultures, nous voulons faire vivre les langues à Brest : le breton, le chinois, l’arabe, la langue des signes, etc.
Nous voulons en particulier faire vivre les cultures bretonnes, par l’accès à l’apprentissage de la langue à tous les âges, par sa visibilité dans l’espace public, par des aides aux artistes et associations dédiées, par les expressions artistiques écrites, orales et chantées, par la danse et la cuisine, dans les productions municipales, et multiplier les occasions de les pratiquer.
Nous soutiendrons l’enseignement du breton, proposerons un accueil et des activités en breton dans les crèches.
5. Réinventer les fêtes maritimes
Pour les fêtes maritimes, nous avons une double ambition : retrouver l’esprit de 1992 et créer une fête populaire.
Il s’agit de remettre à l’honneur l’histoire, le patrimoine et la culture maritime mondiale ainsi que les métiers de la mer. Avec les associations de Brest, nous organiserons une fête pour les brestoises et les brestois en accès libre et gratuit, sans privatisation de l’espace publics. Loin d’une proposition commerciale, calibrée pour le tourisme, il s’agira d’une authentique fête populaire sur thème de la mer et des marins. Des gens du monde entier s’y presseront pour partager ce moment culturel et festif.
