Notre plan
Logement & urbanisme
Tout le monde doit pouvoir bien se loger à Brest. C’est pourquoi nous ferons du logement une priorité de notre mandat. Nous agirons pour stopper la hausse des loyers. Parce que personne ne doit se retrouver à attendre plusieurs années pour un logement social, nous répondrons par tous les moyens à la demande : construction, rénovation, préemption, réquisition. Nous adapterons les logements à la mesure des nouveaux besoins (étudiants, colocations, ménages monoparentaux, familles recomposées,…) en s’appuyant sur l’expertise de réseaux locaux comme l’ADEUPA.
Pour celles et ceux qui souhaitent accéder à la propriété, nous lutterons contre la spéculation immobilière et nous mettrons en place des mécanismes innovants pour faire baisser les prix d’achat, comme la “charte du promoteur” qui comprendra des clauses anti-spéculatives.
Nous ne laisserons pas se poursuivre la dégradation de nos bâtiments municipaux et des logements Brest Métropole Habitat : nous en ferons le diagnostic parasitaire, la rénovation en concertation avec les habitants, l’isolation thermique et phonique, et nous les adapterons au réchauffement climatique. Ce programme s’insère dans un schéma de ville verte, économe et écologiste.
1. Inscrire Brest en zone tendue pour pouvoir encadrer les loyers
Nous souhaitons inscrire Brest dans les différents types de zones tendues. Nous souhaitons rentrer dans le cadre de la loi ELAN de 2018 qui autorise l’encadrement des loyers avec un plafonnement correspondant à un loyer de référence obtenu par un arrêté préfectoral.
De la même manière, la zone TLV (loi de 1989) permet de mettre en place la taxe sur les logements vacants – différentes de la taxe d’habitation sur les logements vacants et d’encadrer l’évolution des loyers. Il y aura un arbitrage à faire car les recettes de la TLV vont à l’ANAH, tandis que celles de la THLV vont à la ville.
Brest est déjà inscrite en zone tendue B1, ce qui est insuffisant pour répondre à la crise actuelle mais permet d’avoir des leviers pour la création de logements sociaux.
Nous proposons d’améliorer l’offre de Bail Réel Solidaire à Brest, mécanisme permettant de dissocier foncier et bâti et de réduire de 30% le coût d’accession à la propriété pour les ménages à faibles revenus. De même, nous souhaitons encourager le Prêt Social Location Accession et le Prêt à Taux Zéro.
2. Créer du logement social
Parce que personne ne doit se retrouver à attendre plusieurs années pour un logement social, nous répondrons par tous les moyens à la demande : construction, rénovation, préemption, réquisition. Pour les nouvelles constructions nous garantirons 40% de logements sociaux. Nous adapterons les logements à la mesure des nouveaux besoins (ménages monoparentaux, familles recomposées,…).
Ces logements doivent arriver rapidement et être adaptés aux demandes pour répondre aux 8000 demandes en souffrance à BMH. Nous allons les créer par différents moyens : préemption d’appartements dans des immeubles privés pour créer du logement social partout dans la ville et favoriser la mixité ; programmes de construction abordables et écologiquement responsables ; division de grands appartements inoccupés pour en faire de plus petites unités adaptées aux personnes seules.
3. Rénovation du bâti
Nous souhaitons accélérer la rénovation du parc privé et social brestois qui est aujourd’hui globalement fragile. Ainsi nous transformerons le service d’inspection sanitaire de la ville en brigade du mal-logement, adossée à une cellule de défense des locataires qui vérifieront la dignité des logements (état du bâti, parasites, humidité, isolation thermique, phoniques etc.) et aideront les occupants dans leurs démarches administratives et juridiques pour faire respecter les obligations légales. Leurs constatations seront opposables aux propriétaires, qui devront procéder aux travaux de mise au norme.
Dans le parc privé, nous lancerons une campagne d’information à destination des propriétaires et copropriétaires pour faire connaître les dispositifs existants d’accompagnement et de rénovation en ciblant en priorité les ménages pauvres.
Si nécessaire, la mairie se chargera de réquisitionner les logements fragiles ou très fragiles pour procéder à des rénovations complètes dans le cadre des conventions avec l’État.
Dans le parc public, nous mobiliserons toutes les ressources d’investissement mises à disposition par l’État pour rénover les biens en incluant également les conditions d’accessibilité et la création de parties communes munies de services (gardiennage, buanderie, atelier etc.)
La rénovation sera aussi l’occasion de colorer les façades de Brest. Les expériences positives de colorisation des façades menées dans certains quartiers doivent pouvoir désormais être menées à l’échelle de la ville, avec l’accompagnement de la collectivité.
4. Les transports en commun gratuits
Nous souhaitons que d’ici 2032 les transports en commun soient gratuits à Brest. Les transports sont pour de nombreuses personnes des freins à la mobilité, à l’emploi, à l’éducation, aux loisirs. Supprimer leur coût permet de remettre un peu d’égalité dans l’accès aux besoins de toutes et tous. Cela aura également un effet “urbanistique” à Brest : la réduction bienvenue de la place de la voiture, qui mange tout l’espace de la ville.
Nous commencerons par un diagnostic des besoins et usages des transports en commun pour analyser comment les utilisateurs se servent du réseau. Nous souhaitons par la suite mettre en place des périodes “test” où les transports seront gratuits pendant des semaines identifiées, avec en amont des campagnes d’information. Début 2028, nous ne renouvellerons pas la DSP avec RATPdev pour que Bibus revienne en régie publique. Nous planifierons et nous ferons les investissements nécessaires (nouveaux wagons de tram, nouvelles rames, nouveaux bus, parkings relais, etc.). Enfin, en 2032, ce sera la gratuité totale !
5. Le déploiement du “système vélo”
Nous mettrons en œuvre un ambitieux plan cyclable : Le système vélo, c’est l’ensemble des aménagements, des matériels, des services, des règlements, des informations et des formations permettant d’assurer sur un territoire une pratique du vélo efficace, confortable et sûre.
Brest est très en retard sur l’aménagement des mobilités durables et quand on est en retard, il faut accélérer ! Nous investirons 60€ par habitant et par an pour mettre Brest à niveau. Nous finirons de réaliser le BREV, le réseau express vélo, nous rendrons les tracés des pistes cyclables cohérents et continus, nous transformerons les bandes cyclables en pistes cyclables, car “la peinture n’est pas une infrastructure”. Nous penserons pareillement aux autres freins à l’usage du vélo avec l’installation massive d’arceaux vélo et surtout d’abris sécurisés en centre-ville et aussi au pied des immeubles dans les quartiers. Nous poursuivrons le déploiement des vélozefs (vélos à assistance électrique en libre-service) et des vélocibus (location longue durée) ainsi que la prime à l’achat sous condition de ressources. Avec la maison des mobilités, nous soutiendrons les associations qui œuvrent à la promotion de la pratique du vélo (Formations, vélo-école, atelier de réparation, etc.) et des mobilités durables et nous travaillerons l’interconnexion avec les communes de la métropole et du pays de Brest.
Enfin, piétons, vélo, voiture, trottinettes, etc. toutes les mobilités doivent pouvoir s’exprimer en toute sécurité, nous réduirons les zones de conflictualité.
Plus il y a d’automobilistes qui font du vélo, moins il y a de bouchons !
