Nous voulons une police républicaine,
pas une police municipale armée
20 octobre 2025
Pourquoi refuser la création d’une police municipale à Brest ?
Parce qu’elle coûterait très cher, ferait doublon avec la police nationale, et n’améliorerait pas la tranquillité publique. Brest a la Brigade de Tranquillité Urbaine, nous souhaitons la remplacer par une équipe de médiation formée et qualifiée. Comme nous avons pu le lire dans le bilan de mandat du Maire sortant la BTU a été « mise à disposition de la police » dans certaines situations. Nous voulons éviter ce genre de dérive. Les agents municipaux n’ont pas à se substituer aux policiers qui eux dépendent de l’État.
Que faire face au sentiment d’insécurité croissant ?
Justement, c’est un sentiment et il est souvent social avant d’être policier. L’insécurité, c’est aussi l’emploi précaire, le logement dégradé, le manque d’écoute. Nous, nous voulons traiter les causes, pas seulement les symptômes.
Et face aux rodéos urbains ?
Nous voulons plus de médiateurs, de travail de rue, et des espaces sécurisés pour la pratique encadrée. Les opérations policières seules n’éteignent pas le problème : la prévention le fait.
Que faire face aux trafics ?
La répression sans alternatives sociales crée un cercle sans fin. Nous voulons démanteler les réseaux en agissant aussi sur la pauvreté, la déscolarisation et la marginalisation.
Que proposons-nous à la place de la police municipale ?
La création d’une équipe de médiation, investir dans la prévention, le sport, la culture, et créer un Observatoire citoyen de la tranquillité publique pour impliquer les habitants.
François Cuillandre partage notre position sur la police municipale.
Nous saluons sa cohérence : Brest n’a pas besoin d’une police municipale armée. Nous divergeons sur d’autres politiques, mais ici, nous avons un accord républicain.
Brest n’est-elle pas en retard par rapport à d’autres villes ?
Nous considérons que Brest est en avance. Elle montre qu’une grande ville peut assurer la tranquillité sans militariser l’espace public.
Les habitants demandent parfois « plus de présence »…
Justement : présence ne veut pas dire armement. Cela veut dire proximité, écoute, visibilité des services publics et médiateurs.
Quelle place pour les associations locales ?
Pour nous, elle est centrale, les associations brestoises, les centres sociaux, les patronages laïques, le foyer laïque, maison pour tous et maisons de quartier les clubs sportifs font un travail de prévention essentiel.
Notre votre vision de la sûreté populaire.
Une sûreté qui protège sans diviser. Une sûreté républicaine, humaine, populaire.
NOUS PROPOSONS
> Remplacer la BTU par une équipe de médiation formée et qualifiée.
> Créer un Observatoire citoyen de la tranquillité publique.
> Lancer un plan « Jeunesse et Prévention » : emploi, formation, sport, culture.
> Doubler le soutien aux associations de terrain.
> Développer la présence des services publics dans tous les quartiers.
> Former à la médiation et à la désescalade tous les agents municipaux en contact avec le public.
> Revendiquer des effectifs nationaux suffisants.
