Pour la gratuité
de la cantine scolaire
25 juillet 2025
Brest insoumise s’étonne du plaidoyer pour la cantine scolaire payante de la part de la mairie socialiste, ce qui n’est pourtant ni une évidence pour le parti socialiste, ni une évidence pour Brest – à Saint-Denis, les socialistes, pratiquent la gratuité avec succès.
La communication municipale signale que la pause méridienne (le repas mais aussi son accompagnement), revient à 17€23, dont 2€67 en moyenne sont payés directement par les familles. Ce qui signifie que le financement est à 85% assuré par le budget municipal, c’est à dire, par nous tous. Même les plus fortunés, au tarif de 6€20, reçoivent plus de 11€ de subvention municipale par repas dans les cantines publiques. La municipalité instille ainsi l’idée fausse que les familles plus aisées de l’école publique payent pour les autres : c’est la municipalité qui paye déjà presque tout, pour tous. Enfin, la cantine payante, c’est aussi stigmatiser les plus pauvres, qui doivent éternellement remplir des dossiers pour prouver leur pauvreté.
“De chacun selon ses moyens”
Il n’y a aucun sens à appliquer cela aux seuls parents d’élèves de l’école publique : c’est bien tout le monde qui doit participer à ce que les nouvelles générations vivent bien leur passage à l’école. C’est tout le sens des impôts, locaux ou nationaux, et de leur juste utilisation par les collectivités.
“À chacun selon ses besoins”
Chaque enfant a besoin d’avoir un ventre plein pour apprendre à l’école. Rappelons qu’un enfant sur cinq arrive le matin sans avoir pris de petit déjeuner, un sur deux en zone d’éducation prioritaire. Nul ne peut se satisfaire de cette situation. Les classes moyennes subissent aussi de plein fouet la politique austéritaire du gouvernement et il convient de les soutenir aussi par nos politiques publiques.
Enfin, l’égalité scolaire, c’est faire en sorte que tout le monde puisse fréquenter les mêmes classes et aie le droit à la même instruction. Comme le reconnaît la mairie elle-même, les catégories favorisées sont largement absentes de l’école publique. Soutenir l’enseignement public dans cette concurrence sociale avec le privé est un objectif qui doit être affirmé par la gauche : la mixité sociale réelle est le ferment d’une République sociale solide.