Pour faire vivre les cultures

S’appuyant sur la solide base de son tissu associatif riche et dynamique, la liste Brest insoumise mènera une politique culturelle ambitieuse. Elle apportera son soutien à toutes les cultures, incluant les différentes formes d’arts, la culture scientifique et technique et les cultures populaires, ainsi que les structures de médiation culturelle.

Nous garantirons l’exercice des droits culturels, inscrits dans le cadre juridique des Droits de l’Homme et compétence des collectivités locales : 

1. Le droit de choisir et voir respecter son identité culturelle,
2. Le droit de connaître et voir respecter sa propre culture, ainsi que d’autres cultures,
3. Le droit d’accéder aux patrimoines culturels,
4. Le droit de se référer, ou non, à une ou plusieurs communautés culturelles,
5. Le droit de participer à la vie culturelle,
6. Le droit d’éduquer et se former dans le respect des identités culturelles,
7. Le droit de participer à une information adéquate (s’informer et informer),
8. Le droit de participer au développement de coopérations culturelles.

Nous voulons permettre aux travailleuses et travailleurs de l’art d’exercer librement leurs métiers, accompagner les pratiques amateures, les associations et les collectifs qui en expriment le besoin, créer les conditions d’une réelle accessibilité de la culture à toutes et tous.

Nous favoriserons un travail transversal entre l’éducation populaire, le milieu socio-culturel, l’Education Nationale, le sport, l’Enseignement supérieur et la recherche et la culture. 
Brest compte plusieurs lieux culturels emblématiques et vivants, mais la plupart ont besoin d’un sérieux coup de main : le Musée des Beaux-Arts a fermé à cause de problèmes d’humidité et de moisissures, la Carène souffre d’un problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite au niveau des studios de répétition. 

Notre politique culturelle s’inscrira dans les enjeux écologiques actuels. Cela passe par une adaptation des équipements (salles de concert, musées, cinéma, etc) et une évolution des pratiques : alimentation bio et locale avec moins de viande, low tech, économie d’énergie, transports durables, … La ville accompagnera les dynamiques déjà lancées et impulsera de nouveaux mouvements.

Nos mesures phare


Augmenter le budget de la culture et aider à la création

Nous proposerons un soutien stable aux événements et festivals culturels dans leur diversité :  radio, bande-dessinée, musique, photographie, littérature, science, danse, langues, jeux… Nous soutiendrons fortement les associations et les compagnies en signant des conventions pluriannuelles de financements liés à des objectifs accessibles et mesurables aisément. Nous romprons ainsi avec la logique des appels à projets.
Nous soutiendrons financièrement le recours, par les associations, à des acteurs culturels locaux, ce qui leur permettra de faire venir un ou une artiste dans leurs murs pour mener à bien une action culturelle.
Nous soutiendrons les équipements culturels et artistiques déjà en place, comme le Centre d’art Passerelle ou la Maison du théâtre. Nous favoriserons leur visibilité et leur accessibilité. Nous serons à l’écoute de leurs besoins et nous travaillerons à la bonne coopération et à la bonne communication entre tous ces acteurs culturels.

Expérimenter la continuité de revenus pour les artistes-auteurs et autrices

Les artistes-auteurs et autrices sont des travailleurs et travailleuses comme les autres, dans les domaines des arts visuels, de l’édition, du design, du numérique, de la photographie, de la musique, de l’audiovisuel, des arts de la scène. Ils sont une richesse énorme pour Brest et pourtant, ils ne bénéficient pas de l’assurance chômage, car leurs métiers n’entrent pas dans les cases. Nombre d’entre eux sont donc très précaires et finissent parfois par abandonner leur pratique artistique. 

Nous lancerons donc une expérimentation sur plusieurs années, auprès d’un groupe d’artistes-auteurs et autrices qui vivent et pratiquent leur art à Brest. Notre but est à la fois de leur permettre de vivre dignement et de démontrer les impacts positifs sur le territoire : vie artistique foisonnante, lutte contre la pauvreté, attractivité décuplée, retombées économiques dans nos commerces, … En Irlande, une expérimentation proche a été menée dans tout le pays. Elle a démontré qu’1 € investi dans les artistes-auteurs et autrices rapportait 1€80 à la collectivité !

Cette idée a un avenir national : faisons de Brest le laboratoire de l’avenir !

Créer un nouvel équipement culturel et vivant : Le PoP.

Ce musée est voulu comme un lieu hybride : espaces d’exposition, espaces de création, bibliothèque, scène musicale, lieux de rencontres. 
Nous souhaitons proposer aux Brestois et Brestoises un projet collectif et populaire dans sa gouvernance. Ainsi, la programmation sera ouverte à discussion et des salles seront réservées à l’exposition de créations d’écoles, d’associations, de collectifs. Nous souhaitons valoriser les cultures populaires et la ville de Brest, en y rapatriant par exemple le plan en relief de Brest au début 19e siècle, aujourd’hui au musée des Plan-Relief aux Invalides à Paris. Ce musée sera un musée brestois tourné vers l’avenir et l’international.

Nous proposons de créer ce musée en plein cœur de Brest, square Marc-Sangnier, bientôt vide des services administratifs l’occupant actuellement. Une fois la structure principale bien établie, le musée pourra être “distribué”, en créant des antennes dans les quartiers de Brest.
Ce musée sera le fruit d’un travail collaboratif entre les structures déjà établies (musées de la Marine et des Beaux-Arts, le Centre d’art Passerelle, l’École des Beaux-Arts, le Conservatoire de musique, l’UBO) et les Brestoises et les Brestois. Ce sera le grand projet de notre premier mandat et nous évaluons son coût à 70 millions d’euros.

Ouvrir et soutenir les lieux de culture

Nous souhaitons ouvrir de nouvelles salles dans tous les quartiers de Brest pour offrir de nouveaux ateliers de création, des lieux d’expression, d’expositions, de concerts, de spectacles, de répétitions, de stockage, etc. Nous favoriserons l’implication citoyenne dans l’implantation, la conception et la programmation de ces lieux de vie. 

Nous soutiendrons les cafés et les bars qui accueillent déjà des concerts, premiers contacts entre les groupes et leur public, en accompagnant par exemple les bars qui le souhaitent dans des travaux d’insonorisation, d’acoustique, d’accessibilité. Si nécessaire, nous engagerons un rapport de force avec la sous-préfecture pour permettre à la vie festive brestoise de s’épanouir dans le respect de toutes et tous.

Nous favoriserons les pratiques amateures et collectives. Dans ce cadre, nous ouvrirons à nouveau le dossier de l’Avenir en concertation avec les habitantes et les habitants avec notamment une politique d’accompagnement à l’occupation temporaire des friches urbaines.

Créer une Maison des langues – Ti ar yezhoù

Nous ferons la part belle à toutes les langues de France et du monde avec l’ouverture d’un centre multiculturel et multilingue pour apprendre et valoriser les langues, notamment la langue des signes française (LSF) et le breton. Inspiré de l’IVT (International Visual Theatre) basé à Paris, ce lieu culturel sera un lieu d’échanges et de rencontres, de formation, d’expression et de diffusion. Chacune et chacun pourra découvrir les langues lors de spectacles, de concerts ou d’expositions, et les apprendre ou les pratiquer dans des groupes animés par des formatrices et des formateurs spécialisés. Et pourquoi pas des ateliers autour des langues imaginaires, comme l’elfique ou le klingon !

Les projets partiront des habitants, associations, compagnies, groupes de musique ou collectifs qui souhaitent valoriser des langues qui ont parfois du mal à se visibiliser face à l’hégémonie de l’anglais dans l’espace culturel et de travail.

En parallèle, il sera également créé un centre de loisirs multilingue pour accueillir les enfants dans toutes les langues parlées à Brest et leur permettre de découvrir les autres cultures en présence.

Faire vivre les cultures bretonnes

Nous ferons vivre les cultures bretonnes, par l’accès à l’apprentissage de la langue à tous les âges, par sa visibilité dans l’espace public, par des aides aux artistes et associations dédiées, par le soutien aux événements concernant la danse, la cuisine, la musique. Nous souhaitons multiplier les occasions de rencontrer le breton, de l’entendre, de le découvrir, de le pratiquer. Nous ferons au mieux pour assurer davantage d’accueil en breton dans les médiathèques et établissements culturels. Nous encouragerons toutes les initiatives visant à faire de la langue bretonne un vecteur de lien social. 

Nous mettrons tout en œuvre pour éviter les fermetures de classes et soutenir l’enseignement du breton dans les écoles publiques. Nous proposerons des formations au breton au personnel des crèches, aux agentes et agents techniques de la ville et de la métropole, aux ATSEM et aux AESH.

Brest est actuellement labellisé niveau 2 de la charte “Ya d’ar brezhoneg!”. Nous amplifierons les efforts pour essayer d’atteindre le niveau 3 d’ici la fin de mandat. Plus d’informations sur la charte ici.

Prendre soin du patrimoine brestois

De trop nombreux éléments du patrimoine bâti (fontaines de Poullic al Leas, la rue de Saint-Malo, l’ancien corps de garde et les remparts de la falaise du Bouguen, la rampe d’accès au bastion de Saint-Pierre) se détériorent. Par la restauration et la valorisation, nous mettrons en valeur les repères historiques de notre ville. Notre ville porte également dans sa chair les marques des guerres. Nous porterons une véritable culture de la paix en nous appuyant sur le patrimoine : tour Tanguy, abri Sadi Carnot, Ateliers des Capucins, Arsenal…

Nous repenserons les Fêtes maritimes avec les habitantes et les habitants pour des fêtes à taille humaine, gratuites, célébrant le patrimoine maritime populaire brestois.

Nos autres mesures
pour une vie culturelle dynamique


1. Relancer un Mois de la science.
2. Proposer un service de réemploi de papier en faisant le lien directement avec les imprimeurs.
3. Refuser toute augmentation des frais d’inscription pour les étudiants de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB) et des cours publics et augmenter les crédits alloués à l’EESAB.
4. Accélérer la rénovation de l’ancienne bibliothèque Neptune et de l’ancienne Bibliothèque d’études pour créer de nouveaux lieux de culture (salles de lecture, salles de travail, etc.).
5. Augmenter l’offre de cours publics de l’EESAB.
6. Acter, en concertation avec les directions et les usagers, un plan de rénovation du Carré des arts, constitué de la Bibliothèque d’étude, du conservatoire, du Musée des Beaux Arts et de l’EESAB).
7. Travailler à augmenter considérablement la représentation des usagers dans les Conseils d’administration des structures publiques, et notamment la représentation des étudiants au sein du Conseil de l’EESAB.
8. Soutenir activement toutes les initiatives en lien avec le développement et l’accessibilité de la lecture pour toutes et tous.
9. Ouvrir une ressourcerie des arts de la scène, dans laquelle décors, costumes et machines pourront être stockés, inventoriés et disponibles à la réutilisation.

Découvrir davantage le programme