Pour l’eau, notre bien commun

Il est peu de biens communs aussi précieux et vitaux que l’eau. Contre la marchandisation de cette ressource, nous engagerons la démocratisation de la gestion de l’eau en modifiant les statuts de Eau du Ponant, l’entreprise qui gère l’eau dans le bassin brestois. Nous mettrons en place des solutions concrètes de solidarité pour garantir l’accès aux premiers m3 nécessaires à toutes et à tous pour vivre. 

Afin de préserver la qualité de la ressource, nous protégerons mieux les captages existants et nous ferons rouvrir ceux qui ont fermé en agissant auprès des autorités compétentes.

Nos mesures phare


Faire la gratuité des premiers md’eau

Nous rendrons gratuits les premiers m3 d’eau nécessaires à une existence digne pour les résidences principales des particuliers, sans coût d’abonnement, afin de garantir les besoins essentiels. 
Nous installerons, dès la première année du mandat, des compteurs individuels à relevé semi-automatique afin que chacun paie sa juste part. Nous étudierons individuellement la quantité des premiers m3 d’eau gratuits proportionnellement au nombre de personnes dans le foyer, pour adapter la mesure aux personnes en solo comme aux familles. 
Nous établirons de manière parallèle une tarification contraignante pour les mésusages de l’eau (remplissage de piscines privées, de jacuzzis, arrosage en temps de sécheresse, lavage de voiture hors des lieux autorisés…).

Eau du Ponant : un changement de statut pour un meilleur service

Nous transformerons Eau du Ponant SPL (Société Publique Locale) : nous maintiendrons les missions de production exercées aujourd’hui par la SPL, et pour les autres missions de la gestion de l’eau (distribution, facturation, assainissement), nous créerons un EPIC (Établissement Public Industriel et Commercial). 
L’EPIC est un mode de gestion directe qui permet une plus grande transparence et un contrôle plus fort des citoyens et des salariés par rapport à la SPL actuelle. Ainsi, le futur Conseil d’administration intégrera les usagers et les salariés, mais aussi les associations de protection de la nature, tout en permettant le plus grand contrôle de la SPL par la puissance publique, en toute transparence. 
Aujourd’hui, la SPL gère l’ensemble du circuit de notre eau : elle produit, distribue, facture, assainit l’eau que nous consommons. Le nouvel EPIC remplira en priorité les missions faisant directement le lien avec les usagers brestois (distribution, facturation, assainissement). Pour le reste, nous engagerons une réflexion sur la mission de production de l’eau pour en déterminer le meilleur mode de gestion en lien avec les autres intercommunalités partenaires de la SPL Eau du Ponant. En effet, la SPL n’est pas une société seulement brestoise : elle intègre de nombreuses intercommunalités de notre bassin versant qui en sont adhérentes et qui bénéficient donc de sa production d’eau, dans un contexte de rareté de la ressource. 
Pour lutter contre la privatisation déguisée du service public de l’eau, nous mettrons fin à la politique d’externalisation des missions au privé lucratif en renforçant les compétences internes de la SPL comme du nouvel EPIC. 
Enfin, nous mettrons un terme au sponsoring inutile et coûteux de la SPL. Le statut de l’EPIC garantira que son budget soit uniquement consacré à ses missions de service public.

Protéger la Rade de Brest et l’Océan

Au-delà de notre eau du robinet, il y a la mer, au bout de la rue et l’immense océan Atlantique à quelques encablures. 
Pour préserver la rade de Brest menacée par le développement des algues toxiques, des matières en suspension, des polluants éternels et des micropolluants émergents, nous travaillerons en lien avec le Préfet pour appliquer le Contrat de Rade – TerraRade.
Nous organiserons la transition vers l’agriculture biologique des surfaces agricoles situées sur les aires d’alimentation des captages d’eau, pour réduire les coûts liés à la dépollution de l’eau. Les régies municipales peuvent faire des acquisitions foncières en court-circuitant la SAFER qui, malgré sa mission de transition vers le bio et l’installation de nouveaux agriculteurs, favorise majoritairement l’extension des parcelles pour de gros exploitants. 
Désimperméabiliser est également important pour recharger les nappes et éviter les inondations. La terre filtre naturellement l’eau.
Nous soutiendrons les associations comme Mer de Lien pour le développement de la pêche artisanale. Nous prêterons main forte à toutes les initiatives visant à la protection et à la valorisation du parc naturel marin d’Iroise.

Nos autres mesures
pour l’eau, notre bien commun


Pour le service public de l’eau
1. Améliorer autant que possible le rendement du réseau pour limiter les pertes d’eau.
2. Instaurer des tarifs plus élevés pour les résidences secondaires, et des tarifs différenciés entre particuliers et professionnels.
3. Installer des points d’eau potable dans toute la ville, fontaines à eau potable, multiplier les toilettes publiques dans tous les quartiers, recréer des bains-douches gratuits, accessibles et adaptés à tous.
4. Travailler avec les autres intercommunalités du bassin versant à protéger les points de captage fermés par le passé pour cause de pollution dans le but de les rouvrir et de limiter la pression sur l’usine de Pont ar Bled.
5. Mettre en place un système d’alerte rapide pour les usagers concernant une consommation excessive d’eau liée à des fuites potentielles avant que la facture ne devienne impossible à payer.
6. Prévenir les coupures d’eau et d’énergie par un travail de médiation en amont des difficultés.

Réduire la consommation d’eau
La crise climatique devrait, selon les scientifiques, diminuer la ressource en eau entre 17 % à 40%, ce qui entraînera une tension sur son utilisation et obligera à un « partage » de l’eau, passant par une gestion économe, concertée et équilibrée. La forte dépendance de Brest métropole à la station de pompage de Pont Ar Bled est un facteur de fragilité, qu’adviendrait-il en cas de forte pollution de l’Elorn ?

1. Soutenir les plans d’actions visant à la réduction professionnelle et individuelle de la consommation d’eau.
2. Aider à la récupération de l’eau de pluie pour les usages domestiques et développer des récupérateurs des eaux de pluies pour le nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs, alimenter les toilettes des bâtiments publics etc.
3. Soutenir l’expérience de la réutilisation de l’eau affinée à la sortie de stations d’épuration. Des études prospectives menées en Pays de Brest ont mis en avant un risque d’insuffisance de ressource en lien avec le développement démographique et économique.  Il est donc nécessaire de rechercher dès à présent des alternatives, en complément des actions de sobriété des usages, la réutilisation en est une à développer.

L’eau et l’environnement 
1. Utiliser le pouvoir de police de l’eau de la maire de Brest pour identifier les pollutions et leurs auteurs.
2. Tracer les origines des pollutions pour rendre effectif le principe pollueur payeur.
3. Renforcer le soutien aux scientifiques pour travailler à identifier les origines des polluants retrouvés dans la Rade.
4. Augmenter le nombre de molécules surveillées dans les eaux distribuées et d’assainissement.
5. Développer le plan “Ici commence la mer” pour prévenir le rejet de mégots, de plastiques et de déchets.
6. Associer les habitantes et les habitants à la préservation de la rade en finançant des projets de science participative (observations partagées, prise en compte de l’expertise des usagers de la rade…).
7. Contribuer à l’impact positif de nos terres agricoles sur la ressource en eau et sur la Rade grâce à la ceinture maraîchère bio, la restauration des talus et à la préservation des zones humides.
8. Veiller à  l’adéquation entre l’accroissement de l’urbanisation et la disponibilité de la ressource en eau, ainsi que la capacité de l’assainissement avant de délivrer des permis de construire.
9. Réouvrir des points de captage, fermés pour cause de taux excessif de nitrates en renforçant la protection autour de ces points. Ces mesures seraient complétées par une meilleure connaissance de la ressource par l’identification des nappes disponibles.

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