Pour une ville familiale et intergénérationnelle
Brest est une ville vivante où toutes les familles, sous toutes leurs formes, doivent pouvoir s’épanouir. Nous voulons une ville qui accompagne les enfants dans leur croissance, soutient les parents dans leur quotidien et garantit aux personnes âgées un avenir digne, choisi et entouré. Une ville familiale n’est pas une ville figée : c’est une ville solidaire, inclusive et attentive aux besoins de chaque génération.
Nous faisons le choix d’une politique municipale qui considère les enfants comme des sujets de droit à part entière, qui lutte contre l’isolement des aînés et qui soutient particulièrement les familles monoparentales, souvent confrontées à des inégalités sociales fortes. Nous voulons une ville solidaire où chaque génération trouve sa place et contribue au bien commun.
Inspirés par les principes de la Convention internationale des droits de l’enfant et par une vision sociale et émancipatrice des politiques publiques, nous voulons renforcer le lien entre générations, garantir l’accès aux services essentiels et faire de Brest une ville où il fait bon grandir, vivre et vieillir.

Nos mesures phare
Création d’une carte municipale famille monoparentale
En 2020, la monoparentalité représentait à Brest 9 % de la composition des ménages. Les analyses nationales sur la monoparentalité révèlent que ce phénomène touche très majoritairement les femmes, particulièrement les mères isolées, représentées à 85 %. Cette tendance n’est pas nouvelle sur l’ensemble du territoire.
En France, une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté. 42 % d’entre elles sont contraintes au travail à temps partiel. 41 % des enfants de familles monoparentales sont pauvres, c’est 21 % pour l’ensemble des enfants.
Le Centre Communal d’Action Sociale accordera une « carte famille monoparentale » lors d’une démarche simplifiée à laquelle les acteurs sociaux seront formés et au cours de laquelle doivent être présentés livret de famille et justificatif de domicile. Nous prendrons en compte la monoparentalité avec une définition large, assimilée à celle de l’Insee, sans demander un jugement ou une garde principale.
Cette carte reconnaîtra le statut de monoparentalité et donnera accès à des droits : tarifs préférentiels et gratuité : transports en commun, services municipaux culturels et sportifs ; accompagnement à la réalisation des devoirs, ateliers socio-linguistiques et pratiques, accueil psychologique, week-ends et séjours ; priorisation : crèches municipales, périscolaire, logements sociaux, centre de santé municipaux, scolarisation à 2 ans, solutions de garde collective lors des moments de démocratie locale ou d’obligations professionnelles.
Il ne s’agit bien évidemment pas de créer une concurrence entre publics précaires. Ainsi, nous travaillerons conjointement à l’augmentation des places et des moyens disponibles dans les organisations citées ci-dessus.
Lutte contre l’isolement des personnes âgées
Nous travaillerons à la création de lieux d’habitation collectifs, comme la maison Ekoumène à Saint-Pierre, dans lesquels les personnes âgées pourraient trouver confort, sécurité et lien social.
Nous ouvrirons la restauration scolaire aux personnes âgées volontaires, leur permettant de partager des repas dans un contexte intergénérationnel et de convivialité ou bien de profiter des locaux sur des horaires différents pour permettre une meilleure gestion et de meilleures conditions pour le personnel.
Nous développerons les liens entre personnes âgées et associations locales pour garder le lien avec la jeunesse, avec le soutien scolaire par exemple, en identifiant les freins qui empêchent l’investissement. Cela entre aussi dans le cadre du renforcement général du lien social dans les quartiers, avec des animations, des visites à domicile, des actions dans les écoles ou les maisons de quartier en plus du milieu associatif.
Nous préférerons soutenir et développer des EHPAD municipaux par rapport aux résidences séniors privées qui ont fleuri dans notre ville et qui ne sont accessibles qu’à certains portefeuilles.
Faire des droits de l’enfant un pilier des politiques municipales
14 millions d’enfants vivent en France, et pourtant leur voix est absente dans les décisions municipales qui impactent leur quotidien : logement, école, espaces publics, santé…
Aujourd’hui à Brest, les droits des enfants sont dissous dans les délégations “éducation”, “jeunesse” ou “petite enfance”. Utile, mais insuffisant : on continue à penser les enfants comme “les citoyens de demain” plutôt que comme des sujets de droit : droit à être protégés des violences, droit à un logement digne, droit à une alimentation saine, droit à une libre conscience, droit à jouer, droit à se soigner, droit à participer aux décisions qui les concernent.
Nous créerons une délégation municipale aux droits des enfants, chargée d’évaluer toutes les politiques locales à la lumière de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Nous considérerons chaque enfant comme un administré à part entière, avec des droits : être protégé des violences, se loger dignement, accéder à une alimentation saine, jouer, apprendre et participer aux décisions qui le concernent.
Nous mettrons en place un Conseil municipal des enfants et des jeunes, afin de donner du poids à leur parole et à leurs propositions.
Nous penserons la ville à hauteur d’enfant : sécurisation des abords d’école, développement des mobilités douces, redistribution de l’espace public au profit du jeu et des rencontres.
Nos autres mesures
pour l’humain
1. Renforcer l’inclusion par le sport, en soutenant et favorisant la mixité, la pratique des seniors et l’accueil adapté des personnes en situation de handicap. Les associations sportives doivent s’affirmer comme un lieu d’inclusion et d’égalité des chances et jouer un rôle éducatif, social et de cohésion reconnu dans les territoires.
2. Garantir le droit à la rue des enfants : végétaliser les cours d’écoles, piétonniser les rues devant et autour des écoles, créer des espaces sécurisés pour l’apprentissage du vélo, réduire les publicités dans l’espace public…
3. Protéger les enfants issus de l’aide sociale à l’enfance : accorder une priorité au logement social pour les enfants qui se retrouvent sans domicile à leur sortie de l’aide sociale à l’enfance à 18 ans ; créer un fonds de soutien et s’associer aux éducateurs dans la recherche de logement avant la sortie.
4. Développer des politiques municipales favorisant la santé globale, l’accès aux loisirs, l’éducation populaire et le lien social dans tous les quartiers.
5. Développer les espaces publics favorables aux rencontres intergénérationnelles : bancs, espaces verts, zones apaisées et lieux partagés.
6. Soutenir les initiatives associatives favorisant l’entraide entre générations et la participation citoyenne.
7. Promouvoir une ville inclusive, accessible et attentive aux besoins des familles, des enfants et des personnes âgées.
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