Pour une ville féministe
Une ville féministe est une ville qui protège, qui émancipe et qui rend visibles toutes les personnes, sans distinction de genre, d’orientation sexuelle, d’identité, d’âge ou de situation de handicap. Les violences sexistes et sexuelles, les violences intrafamiliales, le sexisme et les LGBTQIphobies ne sont ni des faits isolés ni des fatalités : ce sont des phénomènes systémiques qui appellent des réponses publiques fortes, coordonnées et durables.
Nous faisons le choix d’une politique municipale qui agit en prévention, qui combat les discriminations comme les violences et qui transforme l’espace public pour le rendre réellement accessible et sécurisant.
Nous renforcerons le service égalité femmes / hommes de la municipalité, aujourd’hui doté d’une seule agente. Nous mettrons notre énergie à doter Brest d’un budget sensible au genre, c’est-à-dire un budget qui donne autant d’argent public aux femmes qu’aux hommes.
En effet, des choix budgétaires favorisant l’usage et l’intérêt masculin instaurent une inégalité d’accès systématique. Aujourd’hui en France, il est par exemple estimé que 75 % des fonds destinés à promouvoir les activités sportives bénéficient aux garçons et aux hommes.

Nos mesures phare
Lutter efficacement contre les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales
Nous renforcerons le maillage d’hébergement d’urgence, afin de garantir une mise à l’abri immédiate des personnes victimes de VSS, de VIF et des personnes LGBTQI en danger, en assurant leur sécurité et leur intégrité physique.
Nous garantirons une subvention pérenne aux différents lieux d’accueil à Brest (Lieu Don Bosco, Passages, …), sous condition de transparence et d’accompagnement de toutes et tous.
Nous créerons une Maison de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, avec une entrée unique et une prise en charge globale afin de soulager les victimes des démarches multiples.
Les objectifs de la Maison de lutte contre les VSS :
> Offrir une prise en charge globale et multidisciplinaire pour les victimes de VSS et de violences intra-familiales (accompagnement social, juridique, médico-psychologique et associatif)
> Soulager les victimes du poids psychologique lié à la nécessité de rechercher et d’identifier les interlocuteurs compétents
> Faciliter la collaboration et la transmission d’information entre les différents services pour une action efficace
Nous développerons des formations pour les auteurs de violences, en lien avec la justice, pour prévenir la récidive.
Mieux protéger, accompagner et rendre visibles les victimes
Nous signerons une charte de coopération avec le tribunal judiciaire et le parquet de Brest, afin d’organiser des temps réguliers d’évaluation entre mairie, justice et associations. Ces échanges auront pour but d’identifier les blocages (preuves, délais, prise en charge des victimes) afin que moins de plaintes soient classées sans suite.
Nous mettrons en place un système d’alerte citoyenne pour signaler les dysfonctionnements dans l’accueil et la prise en charge des victimes, par exemple un refus de dépôt de plainte, un refus d’assistance dans les établissements financés par le secteur public, une mauvaise prise en charge de la part des services sociaux ou des services hospitaliers.
Nous mettrons en place un accompagnement au dépôt de plainte pour les victimes de violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. La maire pourra se constituer en partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de sexisme ou de LGBTQIphobies.
Combattre le sexisme et les LGBTQIphobies
Nous formerons l’ensemble des agent·es municipaux aux enjeux du sexisme, des LGBTQIphobies et à l’accueil des personnes transgenres, intersexes et des familles LGBTQparentales. Nous serons particulièrement vigilants à la prise en compte des dossiers des personnes en transition d’identité.
Nous favoriserons l’intervention d’associations spécialisées dans les écoles et nous ferons la promotion de l’éducation à la vie affective et sexuelle inclusive. Au besoin, nous proposerons des formations au personnel de l’Éducation nationale sur ce nouveau programme et sa mise en place. Nous accompagnerons les enseignants qui subissent des pressions visant à les décourager d’appliquer ce programme.
Nous développerons les campagnes d’information sur la santé sexuelle et reproductive (contraception, IVG, prévention VIH et IST).
Nous donnerons une visibilité positive aux femmes et aux luttes d’émancipation, dans l’espace public, la culture, le sport, la toponymie, les bibliothèques et les événements municipaux. Nous donnerons à voir, en positif, une société émancipée à travers la politique culturelle et événementielle de la municipalité : nous travaillerons sur le contenu des commandes des médiathèques en ouvrages de l’esprit ou en presse d’actualité, nous soutiendrons festivals et journées thématiques.
Nous œuvrerons à la constitution d’un fonds d’archives des luttes locales d’émancipation antiraciste, féministe, laïque et LGBTQI de Brest.
Nos autres mesures
pour l’égalité de genre
1. Engager un plan de lutte contre le harcèlement sexuel au travail dans la collectivité et ses organisations syndicales.
2. Soutenir les Marches des Fiertés, la Mad Pride et le centre LGBTQI, en lien avec les associations locales.
3. Mettre en place des formations sur l’identification et la lutte contre les VSS et VIF dans les écoles de Brest, sur le même principe que les formations sécurité routière.
4. Développer des marches exploratoires sous le prisme du genre pour pouvoir mettre en place les aménagements urbains nécessaires.
5. Aménager un environnement urbain favorable aux femmes (éclairage public, mobilier urbain…).
6. Développer en lien avec l’État et la justice des mesures d’éloignements des conjoints violents et d’accompagnement des auteurs de violence (prise de conscience de la violence, prévention de la récidive).
Nos autres mesures
pour une politique spécifique de lutte contre les LGBTQIphobies
1. Créer, développer ou soutenir un lieu d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle ou de genre.
2. Former les agents des CCAS sur l’accueil et l’accompagnement des publics LGBTQI et favoriser la création d’espaces inclusifs au sein des centres d’hébergement gérés/créés par les CCAS.
3. Former les personnels de la Brigade de Tranquillité Publique sur les problématiques et l’accueil des personnes LGBTQI pour qu’ils connaissent les critères de discrimination liés à l’orientation sexuelle, mais aussi à l’identité de genre et à l’état de santé, et connaissent les nouveaux délais de prescription (un an) afin de bien guider les victimes ; Prêter une attention particulière à la situation des personnes trans et à leur état civil.
4. Continuer le soutien au centre LGBTQI en collaboration avec les associations (un espace partagé dans les communes moyennes et petites, un lieu polyvalent d’accueil et de soutien dans les grandes villes, associant espaces de réunion, salles d’archives du patrimoine LGBTI, lieux d’exposition, de conférence et de performance).
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