Pour une ville sûre et heureuse

La sûreté est un droit fondamental. Elle conditionne la liberté de circuler, de se retrouver, de vivre pleinement sa ville, quel que soit son âge, son genre ou son quartier. À Brest, la tranquillité publique ne peut pas être réduite à une logique de surveillance ou de répression. Elle repose avant tout sur la présence humaine, la prévention, la médiation et la justice sociale.

Nous faisons le choix d’une ville sûre sans militarisation de l’espace public, respectueuse des libertés individuelles et réellement efficace. Une ville sûre est une ville où l’on prévient les violences plutôt que de les subir, où l’on protège les victimes, où l’on agit sur les causes sociales de l’insécurité.

Notre stratégie privilégie l’investissement dans la jeunesse, le tissu associatif, la médiation et les services publics, tout en exigeant de l’État qu’il assume ses responsabilités en matière de police nationale.

Nos mesures phare


Garantir le droit à la sûreté pour toutes et tous

Nous exigerons de l’État une augmentation des effectifs de la police nationale, en particulier dans l’investigation afin de remonter les différents réseaux. Nous défendrons la réouverture de commissariats de quartier pour garantir une présence policière accessible et identifiée.
Nous travaillerons étroitement avec la police nationale judiciaire, la gendarmerie ou la douane pour démanteler les trafics de drogue.
Nous mènerons une étude sur les contrôles d’identité à Brest, pour analyser leur fréquence et leur efficacité. En effet, selon le sociologue Sebastian Roché, chercheur au CNRS et auteur du livre De la police en démocratie, les contrôles d’identité ne démontrent aucune efficacité contre la délinquance mais nuisent gravement aux relations entre la police et la population. 
En fonction des résultats, nous pourrons engager l’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité, afin de lutter contre les contrôles au faciès, comme le recommande la Défenseure des Droits (vous trouverez ici son rapport de juin 2025. 
Nous refusons que les communes pallient le désengagement de l’État par la création de polices municipales coûteuses et inefficaces, et exigeons des moyens nationaux à la hauteur des besoins.

Miser sur la présence humaine plutôt que sur la surveillance

Nous évaluerons l’apport réel de la Brigade de Tranquillité Urbaine (BTU) actuelle et engagerons son évolution.
Nous garantirons des passages réguliers des ASVP, notamment dans les zones à stationnement gratuit aujourd’hui délaissées.
Nous instaurerons un moratoire sur la vidéosurveillance, y compris algorithmique, et mènerons un audit financier et des études indépendantes sur son efficacité.
Nous reconnaîtrons les violences institutionnelles, et formerons systématiquement les agents municipaux concernés à la médiation, à la désescalade, à reconnaître le racisme systémique et à la protection des droits fondamentaux.

Prévenir plutôt que réprimer

Nous lancerons un plan “Jeunesse & Prévention”, associant emploi, sport, culture et accompagnement éducatif.
Nous soutiendrons le service municipal de médiation populaire, avec le recrutement de médiateurs et de médiatrices, d’éducateurs et d’éducatrices de rue, formés et ayant une bonne connaissance des quartiers, qui pourront être présents de jour comme de nuit.
Nous développerons des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions (tabac, drogues, alcool, jeux) et nous assurerons des financements pérennes pour les associations locales qui œuvrent sur ce sujet.
Nous lutterons contre les rodéos urbains par la médiation, le contrôle des infractions avec la police nationale et l’aménagement des voiries pour limiter la vitesse. Nous engagerons avec les habitants une concertation sur l’opportunité de développer des lieux de pratique des sports mécanisés sans nuisance.

Protéger et accompagner les personnes victimes

Nous mettrons en place un accompagnement au dépôt de plainte pour les victimes de violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. Nous travaillerons à embaucher et à assermenter des agents municipaux pour permettre la prise de plainte.
Nous renforcerons les liens entre services municipaux, associations spécialisées et services de l’État : les personnes vulnérables ne doivent pas rester isolées, et un dépôt de main courante ou de plainte pour violence ou harcèlement doit immédiatement ouvrir la possibilité d’une écoute et d’une prise en compte par la ville.
Nous garantirons des parcours d’accompagnement lisibles, humains et sécurisés pour les victimes, et nous éviterons, par la concertation des équipes, d’obliger les victimes à revenir trop de fois sur leur traumatisme.
Nous créerons un Observatoire citoyen de la tranquillité publique, associant habitants, associations et professionnels, pour orienter les politiques publiques en matière de tranquillité publique.

Nos autres mesures
pour la sûreté des brestois


1. Structurer et chiffrer précisément les moyens municipaux consacrés à la prévention et à la médiation.
2. Soutenir durablement les associations locales, acteurs essentiels de la tranquillité publique.
3. Développer une culture municipale de la prévention des conflits et de la désescalade, lutter contre la culture du viol et de la violence.
4. Proposer des formations dès le début du collège et au lycée, via des agents municipaux ou des associations, pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi sur les techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc.).
5. Proposer des formations régulières ouvertes à tous pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi permettre aux parents et au personnel en contact avec les enfants et les adolescents de repérer des signes avant-coureurs de fragilité pour leurs enfants, qu’il s’agisse de l’entrée dans la consommation ou dans les trafics.
6. Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue, en lien avec le SPIP et grâce à la mesure “mairie employeuse en dernier recours”.
7. Travailler en lien avec les services de l’État pour réaffecter les biens mal acquis à des projets sociaux et inclusifs.
8. Enclencher une grande campagne de prévention contre les arnaques au téléphone et en ligne, responsables de 827 dépôts de plainte en 2024 à Brest.
9. Lutter contre les incivilités routières en travaillant conjointement avec la police nationale ; mettre en place des campagnes de prévention spécifiques au moyen de marquages au sol, de radars pédagogiques et d’affichages en ville.
10. Libérer les trottoirs des déjections canines en engageant un travail de sensibilisation des propriétaires d’animaux, des distributions de sacs à crottes, et en créant davantage de zones dédiées à nos amis les chiens.

Découvrir davantage le programme