Remise en cause de l’État de droit
par une droite décomplexée 

1er novembre 2025

Depuis le jugement suspendant les travaux pour le stade Arkea Park, la droite finistérienne et métropolitaine tient des propos qui sont une véritable remise en cause de l’État de droit : critique du jugement sur le fond, invectives à l’égard des associations dont les plaintes ont été jugées valides par la Justice, mépris exprimé pour les lois environnementales… 

De tels propos sont inadmissibles de la part d’élus de la République, et nous apportons ici tout notre soutien aux associations visées, tout en réaffirmant notre attachement à l’État de droit, et au respect des décisions de justice.  Nous rappelons à la droite locale qu’il n’appartient pas aux politiciens de commenter des décisions de justice, mais d’en prendre acte. Nous rappelons aux maires Dominique Cap et Fabrice Jacob qui se sont exprimés dans la presse locale que le rôle des édiles est d’appliquer la loi, pas de la contourner. Ces élus révèlent une méconnaissance profonde du rôle des associations dans notre démocratie et un mépris inquiétant pour la justice et l’État de droit. 

Enfin, nous nous indignons de cette pratique nouvelle qui consiste à jeter en pâture à l’opinion publique les associations environnementales qui remplissent leur rôle de vigilance vis à vis des politiques publiques et des initiatives privées menées parfois au détriment de la biodiversité, en alertant la justice lorsque c’est nécessaire. 

Plutôt que de s’en prendre à celles et ceux qui défendent la loi et la biodiversité, les élus concernés feraient mieux de s’interroger sur la légitimité d’un projet contesté, mal préparé et contraire à l’urgence écologique.

En effet, le maire de Guipavas, Fabrice Jacob, fait preuve d’une ignorance crasse des mécanismes de fonctionnement de la biodiversité et d’un cruel manque de respect pour le vivant quand il affirme qu’il faut « déplacer quelques bestioles ». Ces animaux, qui passent apparemment sous le radar de l’empathie de M. Jacob, ne seront pas déplacés si leur habitat est détruit : ils vont mourir, tués par les machines ou par le manque de nourriture. 

Brest insoumise réaffirme son soutien total aux associations citoyennes qui veillent, souvent bénévolement, au respect du droit de l’environnement. Nous refusons que la défense du vivant soit criminalisée ou caricaturée.

Nous appelons l’ensemble des responsables politiques à faire preuve de responsabilité, de mesure et de respect envers les acteurs associatifs. La démocratie, ce n’est pas le pouvoir de quelques-uns contre la nature et les citoyens, c’est le respect du droit pour toutes et tous.